Quand la contrainte institutionnalisée est une atteinte à l’intégrité humaine validée par un subterfuge normatif

, par  Grainede Ble , popularité : 2%

Étymologiquement, la violence est liée à la force (vis) et elle l’est sémantiquement au « viol » (faire violence).

La violence peut être définie comme étant ce qui porte atteinte à l’intégrité des personnes par le moyen de la force. Cf. Ricœur, dans Soi-même comme un autre, (1990) p.187, définit la violence « en tant que destruction par quelqu’un d’autre de la capacité d’agir d’un sujet. » Un acte médical imposé est une pression exercée qui se confond avec la violence.

Quand la contrainte institutionnalisée est une atteinte à l’intégrité humaine validée par un subterfuge normatif

On peut distinguer essentiellement quatre espèces de violence, qui sont autant de manières pour elle de s’exercer :

  • physique : L’administration d’un vaccin par voie intramusculaire ou autre sous la contrainte est de fait une atteinte à l’intégrité physique d’une personne. La contrainte prend en l’occurrence diverses formes.
  • psychologique (appelée morale) : L’acte vaccinal subit par une personne ou par ses enfants et contraire à son étique peut être vécu comme une violence psychologique.
  • économique (ex. exploitation) : Quand les praticiens d’une médecine sont les otages d’une science corrompue par le profit, les patients deviennent les instruments de l’argent facile à gagner.
  • politique : Les institutions juridictionnelles sont le bras armé du politique. En faisant voter des lois pénalement répréhensibles, il est assuré de pouvoir recourir à la force publique ou tout au moins de pouvoir en brandir la menace. Et si pour un motif d’un ordre public supérieur, la liberté d’une personne est dénigrée alors il s’agit d’une oppression politique.

Au principe de cette répartition, on trouve les grandes formes de vie (biologique, psychologique, sociale). La vaccination obligatoire et non consentie se décline sous toutes ces facettes. La réglementation reste difficilement attaquable car outre que son bien fondé reste une certitude communément admise, cette violence s’exerce de façon insidieuse et éparse. Le tout pris séparément selon chaque point de la répartition, la violence devient relativement plus ’tolérable’, comparativement peu grave à ce qui peut exister par ailleurs. Elle devient dès lors acceptable aux yeux de la société conditionnée au dogme de l’illustre Pasteur. Le hic, c’est que le corps humain est réputé indisponible.

la manière de traiter l’homme révélée par le projet : soit il est traité comme une fin, comme un être digne de respect, ayant de la valeur, soit comme une banque de données, une agence de renseignements, une marchandise,une chose dont je me sers. Faire de l’homme un moyen ou une chose est lui faire violence, nier son humanité.

Distinction entre violence et force (publique) :

1- Ces deux actions n’ont pas la même origine : la violence naît le plus souvent d’un effort pour compenser un sentiment d’infériorité, une faiblesse (opposée à la force), pour effacer une frustration, dépasser une impuissance. L’être libre et fort tire sa puissance selon Spinoza, d’avoir compris le monde et, l’ayant compris, de ne plus se sentir le jouet passif de ce monde et des autres - ce qui supprime la haine des autres, la peur de la mort, les désirs de vengeance et de violence.

2- La force contraint quand la violence opprime : la contrainte qu’exerce sur nous la force peut nous faire croire à une violence car nous pensons que la contrainte nie la liberté d’un sujet, ce qui est faux. « On le forcera à être libre » dit Rousseau qui articule, sans les opposer force, contrainte et liberté. L’articulation force, contrainte, asservissement n’aboutit pas au même effet, c’est là toute la différence. Voilà qui nous renvoi aux lois privatives de libertés prévues en droit français pour les non asservis.

S’est en s’inspirant de Rousseau que les constituants de 1791 ont rédigé la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui prévoit que les citoyens ont le devoir de résister à l’oppression des gouvernants qui ignoreraient leurs droits les plus précieux dont fait partie la liberté de conscience !

Discours scientifique et médecine thérapeutique

On distingue deux approches de la connaissance scientifique :

Une approche pré-industrielle où la science est une accumulation de vérités et une approche moderne où s’affrontent les vérités.

L’approche pré-industrielle sur laquelle est fondée notre médecine allopathique s’appuie sur deux postulats.

La première affirmation de l’approche pré-industrielle est la suivante :

  • Il existe une vérité physique indépendante de celui qui l’étudie.

La science se prétend alors objective en tant que discours sur des objets existants.

Elle est dite neutre puisqu’elle exclut le chercheur et donc toute possibilité de jugement de valeur. Cette coupure entre le sujet et l’objet de l’étude conduit à deux ruptures :

la première entre la science qui ne s’occupe que de l’objet et la philosophie qui traite du sujet.

La seconde entre les vraies sciences qui regroupent les sciences exactes ou sciences de la nature, encore appelées sciences dures par ce que quantifiables et rigoureuses par opposition aux sciences moles qualifiées de pseudo-sciences.

Or admettre cette théorie, l’appliquer aux sciences médicales, classer la médecine dans le giron des sciences exactes dites ’nobles’, nécessite de faire coïncider le postulat de départ avec la pratique médicale. Elle se concrétise par la distance qui s’opère entre le praticien et son patient, ramené à un simple corps sans âme à examiner.

La seconde affirmation est la suivante :

  • L’objet étudié peut et doit être décomposé en éléments simples.

Cette approche réductionniste oblige à diviser les difficultés, à fragmenter les questions, à décomposer les phénomènes. L’apparente complexité du réel s’expliquera alors à partir de quelques principes simples. Cette réduction de ce qui est divers ou multiple à une situation simple risque cependant d’être simplificatrice donc mutilante.

On conviendra dès lors, toujours en médecine, que dire « le microbe n’est rien, le terrain est tout » est impensable pour les allopathes qui ne voient pas le sujet dans son ensemble mais comme « un savant assemblage de matière biochimique appelé vie ». Les réductions simplificatrices conduisent à stéréotyper des humains pourtant uniques par essence, elles ont pour seule utilité de facilité la mise en adéquation de modèles explicatifs à partir d’outils mathématiques.

Ces deux postulats conduisent à affirmer que les lois de la nature ainsi découvertes sont d’une part, invariantes, permanentes et donc prévisibles. L’allopathie prétend que se sont les bactéries et les virus qui rendent le corps malade. Elle est fondée sur le principe de l’unicité des germes. Elle peut donc prédire de façon certaine quelle maladie est la cause de tel germe. Par extension elle peut dire que tel vaccin correspond à telle maladie. Le hasard n’existe pas puisque présent et avenir sont parfaitement déterminés.

D’autre part, les lois de la nature sont indépassables et inéluctables.

Elles ne peuvent donc en aucun cas être modifiées par l’homme puisque c’est précisément ce caractère de vérité absolue et éternelle qui était accepté par le gros de la communauté scientifique, et l’est encore par le gros de la communauté médicale.

Ce résultat est le dogme du déterminisme de la loi. Pasteur a vécu pendant l’essor du mouvement scientifique pré-industriel, sa théorie en est la fidèle incarnation. D’où l’existence actuelle aberrante d’un déterminisme thérapeutique encore prépondérant dans la prévention ou le traitement des maladies bien que les maladies ne peuvent de façon satisfaisante être expliquées par la notion simple : une cause, une maladie, ni par son corollaire : une maladie est due à une cause et à une seule.

Le déterminisme est une assertion aberrante selon laquelle l’explication d’une situation de fait provient d’une seule cause, un postulat arbitraire. Montesquieu au siècle des lumières justifiait l’esclavage toujours en vigueur, aboli par la suite puis rétabli au siècle pré-industriel avant d’être définitivement aboli, en se fondant sur un déterminisme géographique.

Il invoquait des présupposés climatiques, prétendait que les peuples du sud amollis, rendus amorphes par les climats chauds, sont des lâches prédisposés à un statut d’esclave. Tandis que les peuples du nord au climat froid sont courageux et libres. De même, il était convaincu que les habitants des plaines au relief plat sont des personnes soumises et que les habitants des montagnes sont des conquérants.

De la même façon un déterminisme thérapeutique part d’une seule cause (A) pour expliquer un état de fait (Ef). La doctrine allopathique prétend alors que le lien de causalité étant ainsi défini, pour résoudre un problème médical il existe donc un traitement déterminable par avance. Supposons « A, B, ...., Z implique Ef », dire A implique Ef ne signifie pas que Ef provient de A, en revanche retenir simplement « A implique Ef » permet arbitrairement de se focaliser sur une cause unique arrangeante.

Ce déterminisme est en vigueur d’une part pour le traitement des maladies et d’autre part pour la prévention de certaines maladies. La vaccination est un déterminisme thérapeutique préventif.

On se trouve ainsi en présence d’une médecine allopathique reconnue généralement comme étant à l’avant-garde en terme de progrès médical alors que d’autres branches de la science médicale et les sciences dures en général ont abandonné le tout azimut de cette doctrine devant l’étroitesse de cette théorie et les difficultés rencontrées.

Des difficultés ont en effet surgi face à la coexistence de divers systèmes explicatifs, de divers discours scientifiques pour une même réalité. Or en médecine générale coexistent entre autres la phytothérapie, l’aromathérapie, l’homéopathie, l’allopathie, la chiropractie, la médecine chinoise. Que penser de l’éventualité de plusieurs théories explicatives en une même période de temps ?

Cette possibilité est à priori inconcevable puiqu’une seule théorie, celle qui fait la quasi-unanimité des scientifiques est jugée vrai. Les autres sont alors jugées erronées. Les médecines concurrentes à l’allopathie sont donc marginalisées, et devraient, aux yeux des « protecteurs » du dogme absolu être éradiquées.

Une problématique porte atteinte à ce principe, mais seulement pour une période limitée dans le temps qui correspondrait à une crise scientifique, laquelle dure le temps qu’un nouveau paradigme vienne remplace le paradigme moribond.

La science normale, la dominante évidemment, est attaquée par de nouvelles théories révolutionnaires et elle finit par s’effondrer pour donner la place à la nouvelle science qui de révolutionnaire devient normale.

Excepté cette situation Kun rejoint le discours dominant selon lequel un seul paradigme, un seul discours domine. Ce point de vue ne recherche-t-il pas la commodité rassurante ?

Peut-on à la foi reconnaître l’éventuelle survenue d’une nouvelle vérité absolue et tenir pour vérité absolue la science dominante présente ? Voilà un discours peu satisfaisant en matière médicale. La santé humaine ne peut s’accommoder de batailles scientifiques aboutissant à l’hégémonie d’une médecine pour faire calquer le discours scientifique avec la pratique médicale.

D’ailleurs on peut fort bien concevoir en médecine des discours dominants cycliques faits de tâtonnements et de retours en force de thérapies auparavant dénigrées sur une large échelle de temps.

Cette analyse soulève la situation du nouveau paradigme vis-à-vis de l’ancien, d’où la question suivante à résoudre :

Comment expliquer le changement des théories au cours du temps ?

Les tenants de l’approche traditionnelle croient en l’idée d’un progrès certain dans l’approche scientifique qui toutefois peut se concevoir soit comme un processus cumulatif (1) des connaissances, soit comme un processus éliminatoire (2).

Dans le cas (1), le progrès scientifique serait l’accumulation de progrès absolus.

C’est dire que la connaissance nouvelle s’additionne à l’ancienne, l’englobe, sans la détruire.

Concept réfutable en médecine. L’allopathie et l’homéopathie sont de nature opposées. Cet aspect inconciliable de l’homéopathie renforce les gardiens de l’allopathie dans leur souhait d’éradiquer l’homéopathie. En étant appréciée par un nombre croissant de patients, en devenant populaire, cette médecine pourrait faire chavirer le bien fondé du dogme allopathique. Le déremboursement de cette médecine est un moyen indirect pour détourner les assujettis à la sécurité sociale de l’homéopathie.

L’accumulation passerait par la recherche de synthèses entre des discours scientifiques différents afin de mieux approcher la réalité. Pourtant comme vu précédemment, l’histoire scientifique ne se ramène pas facilement à l’idée d’un progrès scientifique régulier dans lequel les vieilles théories seraient toujours remplacées par de nouvelles théories plus générales.

Dans le cas (2) on cite des progrès scientifiques qui présupposent que les sciences sont mortelles.

Des théoricien ont admis que la nouvelle théorie scientifique rompe avec l’ancienne en soutenant qu’est démontrée fausse la théorie qui ne résiste pas aux vérifications empiriques, ou que ce sont des embarras empiriques qui entraînent la remise en cause du paradigme dominant. Soutenir ce concept, s’est supposer que les médecines alternatives à l’allopathie sont des embarras empiriques qui pourraient venir jeter le trouble dans les mentalités.

Il va de soi que cette opinion remet en cause l’approche scientifique traditionnelle car dire que les discours scientifiques sont mortels, s’est infirmer la thèse de la loi éternelle. En ne niant pas la nécessité des thèses rivales, ces théoriciens acceptent l’idée d’une pluralité confidentielle et conflictuelle entre théories explicatives. Pourtant les dires mortelles c’est infirmer la thèse de la loi éternelle, c’est refuser d’infirmer les théories rivales et donc accepter la pluralité d’une pluralité conflictuelle entre théories tout en voulant discrétionnairement n’en retenir qu’une seule par pure commodité intellectuelle.

La rigidité de la science pré-industrielle est telle, que le plus surprenant n’est pas tant son succès éclatant que sa longévité inébranlable en médecine.

Quand on sait que dans les autres branches scientifiques, le succès du dogme absolu a été relativisé par les vérifications empiriques. Le gourou détenant la vérité absolue n’y est évidemment plus de mise en la forme. Il aura fallu une convergence de facteurs favorables pour que subsiste une médecine allopathique et un pasteurisme ambiant d’une telle vigueur.

Le premier corollaire de ce dogme scientifique est l’évacuation de l’être du corps étudié par prétention à l’objectivité et à la neutralité, homme caractérisé par une psychologie simpliste et invariable, standard.

Le second corollaire est l’exclusion des variables exogènes, moral du patient, caractère, personnalité, sensibilité, milieu de vie, environnement familial, professionnel, régime alimentaire...

L’approche moderne scientifique est fondée sur le postulat suivant :

  • Le réel n’existe pas en soi car il est impossible de séparer l’observateur de ce qu’il observe.

Si le réel n’existe que pour autant qu’il est mesuré par l’observateur, on ne peut prétendre ni à l’objectivité, ni à la neutralité puisque la connaissance scientifique dépendra de la vision du monde de l’observateur, c’est-à-dire de sa culture, de son idéologie et de toutes les idées préconçues qu’il porte en lui. On conçoit en l’occurrence fort bien qu’un chercheur soit limitativement conditionné par ses certitudes ou à l’opposé soit d’un esprit ouvert grâce à sa pluralité d’approche. Il faut par conséquent admettre qu’il puisse y avoir autant de discours scientifiques que de visions du monde ou de postulats métaphysiques.

Si la connaissance est devenue un domaine où les principes d’explications se combattent, ce combat doit obéir aux règles du jeu empirique par le respect des données mais aussi logique par le principe de cohérence. Sur ce point la règle du jeu en médecine est faussée puisque les médecines alternatives sont écartées, les données insuffisantes et aisément tronquées par les gardiens du dogme allopathique qui détiennent de toute évidence les postes clefs du milieu médical.

Autre conséquence, la méthode d’approche s’étoffe. Il s’agit dorénavant de rétablir la communication entre les sciences exactes, qui explicitement ne le sont plus, et les sciences humaines telles la sociologie, la psychologie, sans les confondre. C’est l’idée d’une nouvelle alliance qui propose la convergence de la culture humaniste et scientifique. Maintenant il s’agit aussi d’établir la communication entre l’objet et son environnement, ce qui oblige à prendre en compte l’organisation. On voit bien là qu’une approche médicale semblable intègre le malade dans son environnement tout comme le fait le plus souvent un homéopathe au cours d’une consultation.

Pascal a dit : « il est impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus de connaître le tout sans connaître les parties ».

Pour les tenants des médecines douces, le terrain d’une personne est à la fois tout et parties d’une personne. La notion de terrain se réfère à un tout harmonieux. Ainsi l’immunité naturelle d’une personne est une composante essentielle du terrain, or l’immunité est définie comme une résistance naturelle ou acquise d’un organisme vivant à un agent infectieux (définition du Larousse). Précisons de suite que l’immunité naturelle est aussi acquise : allaitement du nouveau né, adaptation de l’individu à son environnement...

Le résultat fondamental de cette approche est le refus du déterminisme. Le hasard existe, il existera toujours.

Si en médecine on ne peut à proprement parler de hasard mais plutôt d’ignorance partielle, des mystères de la vie, ce mode de raisonnement invite a plus de modestie. On admet ici que les lois de la nature régissant la vie sont extrêmement complexes, très fragiles mais capables de régénérer...

La médecine allopathique, à l’image du corps médical forcé de constater son impuissance devant des situations de faits, deviendrait plus humble. La médecine moderne prendrait alors aussi en considération le fait que chaque humain est unique nonobstant les vrais jumeaux et donc que le corps peut avoir des réactions imprévisibles. La production de vaccins à des doses standards serait inconcevable.

C’est pourquoi les sciences, exception faite pour la médecine dominante, considèrent désormais un univers où se combine hasard et nécessité. Introduire le hasard dans un modèle, c’est introduire l’incertitude et donc se diriger vers une vision probabiliste. L’incertitude est intégrée au mode de raisonnement scientifique. C’est une variable avec laquelle il faut composer.

Le présent ne détermine plus totalement l’avenir, il le conditionne seulement car à partir d’un même présent un nombre infini de possibles peut surgir. La science ne peut que tenter de prédire les différents scénarios possibles. En s’attaquant à une ou des cibles connues par avance pour résoudre une maladie donnée, l’allopathie ne se range évidemment pas à cette idée. Par son approche globalisante, en recherchant dans l’environnement du malade une ou des causes diverses, l’école homéopathique notamment s’en rapproche. Elle proposera dans une certaine mesure un traitement personnalisé.

Cette approche du monde qui admet l’incertitude conduit à voir l’avenir comme quelque chose de possible, donc de constructible car l’incertitude est facteur de liberté et d’autonomie. La liberté thérapeutique, l’autonomie de la médecine à un dogme absolu, c’est bien ce qui fait défaut à la médecine contemporaine. Pour être efficace la recherche médicale doit venir de scientifiques certes compétents, mais aussi libres, autonomes et éclairés (savoir pluridisciplinaire de leur spécialité englobant l’enseignement de différentes écoles médicales).

Nonobstant des moyens financiers insuffisants disent les chercheurs, la liberté et l’autonomie ne sont pas réalisables dans les laboratoires privés aux mains des industries pharmaceutiques contrôlées par les gardiens du dogme allopathique.

Quand aux laboratoires publics, l’autonomie et la liberté des chercheurs n’est pas plus garantie, le contrôle hiérarchique s’exerce en permanence, les fonctionnaires doivent rendre compte de leur activité (contenu et procédé, stade d’avancée...).

Ces deux approches de la connaissance scientifique apparaissent totalement opposées et inconciliables. Il faut en effet forcément choisir entre le déterminisme d’un paradigme dominant et l’indéterminisme, l’exclusion du sujet ou son intégration à l’objet, entre la pensée simplificatrice et réductionniste et l’analyse globalisante.

La science médicale moderne n’est pas prête à y concéder. Cela reviendrait à tolérer la coexistence à arme égale avec d’autres écoles de pensées. Ce qui signifierait de fait la fin du dogme allopathique.

Ainsi comme cela vient d’être dit, le plus surprenant n’est pas que la doctrine pasteurienne ait fait des émules, Pasteur est un acteur du mouvement scientifique de son temps. Non, le plus surprenant s’est qu’en médecine, cette doctrine se soit fermement maintenue.

Des facteurs favorables de circonstances ont fait coïncider la baisse des maladies contagieuses, virales, avec le développement de la pensée scientifique traditionnelle teintée de matérialisme dans la seconde moitié du 19e siècle en Europe. A cette époque, les réseaux pour l’acheminement de l’eau propre et souillée sont achevés. L’hygiène corporelle et environnementale des gens a pu s’améliorer. S’est ainsi l’hygiène de vie des populations de l’époque qui s’est renforcée. Le taux de mortalité a commencé d’ailleurs à baisser dès la fin du 18e siècle, continuellement, jusqu’à sa stabilisation récente. La vaccination obligatoire pour tous n’étant apparu qu’au 20e siècle, on ne peut qu’abusivement y trouver un lien de causalité irréfutable. Mais cela suffit aux scientifiques enfermés dans leur certitude pour prétendre que la vaccination a fait la preuve empirique de son efficacité. Ce constat contribue encore aujourd’hui à conforter les esprits et les vaccinalistes savent s’en prévaloir.

Par ailleurs les médecines traditionnelles, homéopathiques, naturelles n’utilisent pas de médicaments au sens moléculaire du terme. Par exemple l’homéopathie, l’aromathérapie, utilisent des extraits de substances, des essences naturelles.

Or les médicaments de synthèse produits en laboratoire suscitent des enjeux financiers colossaux. La pensée matérialiste a favorisé le développement de l’allopathie, source de profits. Les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas prêts à laisser échapper cette manne intarissable. Malheureusement la certitude idéologique de la supériorité absolue de la vaccination est plus forte que la réalité des faits, quand bien même l’inefficacité de campagnes de vaccination de masses ou sur des groupes d’individus crève les yeux. Confrontés à l’interprétation statistique de résultat mauvais d’études émanant de leurs instituts des vaccinalistes persistent dans leur aveuglement. Cela provient de la force des positions idéologiques.

L’inexistence de la preuve parfaite d’une théorie générale

La distinction fondamentale entre d’une part les faits, objets réels qui renvoient à l’existence, aux constatations et soulèvent des problèmes de vérification concrète ou empirique ou encore de vérité matérielle ; et d’autre part les concepts, objets de connaissance qui renvoient au raisonnement, à la logique et posent des problèmes de validité formelle ou abstraite ou encore de vérité formelle, conduit à s’interroger sur la relation entre ces deux objets.

La connaissance ne peut se réduire à une collection de faits sans concept ni théorie.

A partir de ce postulat scientifique on procède soit à un raisonnement inductif, soit à un raisonnement déductif.

La méthode inductive prétend appréhender la réalité au niveau des seuls faits en estimant que la connaissance s’obtient entièrement à partir des données immédiates du réel en dehors de toute construction conceptuelle. Elle commence par une observation des faits qui se veut libre et sans préjuger. Puis elle procède par inférence inductive à la formulation de lois universelles relatives à ces faits et enfin par induction supplémentaire, elle parvient à des propositions encore plus générales appelées théories.

La confrontation entre les faits et la théorie ne se pose pas puisque les faits sont privilégiés de manière absolue. La difficulté vient de ce que la logique de la méthode est incorrecte :

Aucune proposition universelle ne peut être déduite logiquement de constatations particulières pour aussi nombreuses qu’elles soient . Il en découle qu’il est impossible de démontrer la validité d’une théorie à partir des seuls faits.

La méthode déductive prétend appréhender la réalité au niveau des purs concepts en estimant parvenir à une connaissance complète par le seul calcul abstrait. La théorie de Pasteur sur les vaccins a été abstraitement déduite.

Elle part d’hypothèses à partir d’éléments qu’elle cherche à expliquer à l’aide des seules règles de la logique déductive. L’observation des faits aura lieu après la formulation de la théorie. La difficulté de cette méthode vient de sa confrontation ave le réel.

Deux situations sont alors concevables :

soit la théorie est en accord avec les faits, elle est alors corroborée mais en aucune manière démontrée vrai puisqu’il ne s’agit pas d’une méthode de raisonnement démonstrative ;

soit la théorie est en désaccord avec la réalité. Là, elle est démontrée fausse.

Une théorie peut être conforme à la réalité, mais on ne peut jamais démontrer qu’elle est logiquement vraie. Si bien qu’une théorie peut sembler conforme aux faits et être tout bonnement fausse.

Il existe une logique de la réfutation. En revanche il n’existe pas de logique de la preuve.

Il n’est donc pas raisonnable de croire en un dogme absolu. Comment peut-on avoir des certitudes scientifiques quand on ne peut apporter la preuve de ses prétentions ? Que peuvent en la matière faire les défenseurs d’un dogme si ce n’est inverser les rôles pour ne pas avoir à supporter la charge de la preuve ?

Quoi qu’il ait pu être allégué, la justesse de la théorie pasteurienne n’a jamais pu « faire ses preuves » car elle ne peut d’aucune manière être démontrée vraie.

Elle ne pourra en pratique jamais être démontrée fausse bien que logiquement ce soit possible puisque les faits ne sont pas clairement établis. Il faudrait pouvoir se référer à des données

fiables comme le propose l’approche scientifique moderne. Mais dans une civilisation

scientifique médicale où prévaut un dogme forcément autoritaire s’est inconcevable.

On le voit bien, toute étude qui porte atteinte au dogme vaccinal est immédiatement contrecarrée.

Les convergences entre la science pré-industrielle, corollaire du scientisme,

et la pensée matérialiste

Toute doctrine qui affirme que la seule réalité fondamentale est la matière, par opposition à l’idéalisme, au spiritualisme , à l’humanisme, ou à toute autre système de valeurs s’y réfère.

Le postulat matérialiste :

  • Tout n’est, finalement, qu’interactions physiques.

Le finalement est essentiel : il signifie clairement que la réalité physique est le référentiel qu’il faut garder présent à l’esprit.

La notion de vérité matérialiste :

  • La vérité est l’ensemble des faits physiques.

Le postulat matérialiste concorde avec le premier postulat de la science dite « traditionnelle » sur « l’existence d’une vérité physique ». Pour se conformer au matérialisme cette vérité physique doit pouvoir s’appréhender.

D’où l’énoncée du premier postulat de la science traditionnelle affirmant l’existence d’une vérité physique indépendante de celui qui l’étudie.

Le déterminisme de la physique impliquerait un déterminisme global d’une grande complexité. La quantité d’information contenue dans l’univers (un organisme humain par exemple) est impossible à appréhender dans sa totalité. Elle est trop complexe pour notre capacité d’analyse. D’où la nécessité de mettre en œuvre la modélisation pour y remédier. Il s’agit de sélectionner l’information jugée pertinente pour le sujet d’étude.

D’où l’énoncé du second postulat de la science traditionnelle affirmant que l’objet étudié peut et doit être décomposé en éléments simples.

  • La science pré-industrielle s’est bâtie sur les fondations de la philosophie matérialiste. Les liens semblent établis. Précisons qu’on ne peut en l’occurrence parler stricto sensu de théorie scientifique. Une théorie ne comporte pas de jugement de valeur et repose sur des faits prétendument observés et vérifiés. Pourtant la théorie vaccinale de Pasteur, corollaire du scientisme pré-industriel ne peut de toute manière prétendre à l’objectivité froide, d’autant que Louis Pasteur aimait les honneurs. Ce serait tout bonnement une assertion erronée. Le seul caractère de scientificité dépendrait alors de la méthode utilisée pour prouver cette scientificité. Or comme vu précédemment on ne peut que réfuter avec certitude une théorie quand on s’en donne la volonté et les moyens. Nonobstant les critères retenus pour définir ce qu’est une théorie, en matière de vaccination, il est dès lors plus juste de parler d’idéologie Pasteurienne, puisque l’idéologue se réfère à un système de référence, le matérialisme, et que ses assertions médicales reposent largement sur des impressions subjectives, des observations superficielles voir falsifiées et des interprétations partiales. Pour être honnête, il n’existe pas d’explication neutre car tout explication est tributaire de la théorie dans laquelle elle sincère et que par conséquent elle véhicule le présupposé de cette théorie, en l’occurrence le matérialisme, paradigme dominant dont on fixe le timide avènement aux alentours de 1776.
  • La science moderne malgré ses imperfections, n’a pas le même rapport à la matière. On peut en faire une critique constructive. C’est ainsi qu’en affirmant que le réel n’existe pas en soi car il est impossible de séparer l’observateur de ce qu’il observe, elle n’adhère pas à la thèse matérialiste selon laquelle la vérité est l’ensemble des faits physiques. Alléguer que le réel n’existe pas, c’est rejeter l’idée d’une vérité forcément perceptible. De plus en se refusant à séparer l’observateur de l’objet d’étude, les faits physiques, la matière, ne sont plus prétendument les seuls accès à la connaissance.

Le jour où la recherche d’un véritable progrès médical sera enfin une fin en soi, la prise en compte combinée des sciences humaines, des médecines moderne, traditionnelle, parallèle, (l’efficacité prime sur le matérialisme ambiant) apportera paradoxalement un souffle nouveau à la recherche médicale. La médecine d’aujourd’hui ne peut se contenter d’aucun monisme explicatif d’un des biens les plus précieux de l’humanité : sa santé.

Quand l’intérêt général primera de nouveau sur les intérêts particuliers, la super synergie des grands groupes industriels, en l’occurrence des industries pharmaceutiques, ne pourra plus alors accumuler les profits de façon incontrôlée. Aucun système de pensée ne nie le fait que l’objectif fondamental des grands groupes financiers est l’accumulation des capitaux, la maximisation des profits. En cela la fin justifie tous les moyens pour faire face à la concurrence, et surtout, pour permettre aux timocrates de gagner en rang dans l’échelle de la nouvelle élite, celle d’un ordre financier : la ploutocratie. Cela tend à cautionner l’opinion des grands philosophes de l’antiquité qui parlaient de régimes cycliques et l’intuition d’Hérodote pour qui leurs évolutions dans le temps étaient le fruit de leur corruption. Nous sommes bien loin dorénavant, dans les faits, des idéaux de la DDHC de 1789 inscrits dans le marbre de la constitution de la 5e république

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