comment des labos tentent de s’accaparer une belle découverte - NEUROGEL, le fric contre l’espoir ?
Neuro gel : Découverte du Dr Stéphane Woerly
par | Catégorie : Dr Stéphane Woerly | consulté 3325 fois | 0 commentaire(s)
Il semble que la découverte d’un chercheur français, le Dr Stéphane Woerly, spécialiste en neurochirurgie expérimentale, permettant à la moelle épinière de se régénérer, soit au point mort quant à sa diffusion, victime de la convoitise d’établissements financiers. En attendant, les malades regroupés en association demandent des essais cliniques.
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Neuro gel :
Découverte du
Dr Stéphane Woerly
NEUROGEL, le fric contre l’espoir ?
Il semble que la découverte d’un chercheur français, le Dr Stéphane Woerly, spécialiste en neurochirurgie expérimentale, permettant à la moelle épinière de se régénérer, soit au point mort quant à sa diffusion, victime de la convoitise d’établissements financiers. En attendant, les malades regroupés en association demandent des essais cliniques. Le Dr stéphane Woerly est un Français établi au Canada, neurochirurgien de formation, spécialisé en biochimie, passionné par la recherche sur la régénération de la moelle épinière sur laquelle il travaille depuis une quinzaine d’années. Il y a plus de dix ans, les lésions de la moelle épinière étaient considérées comme irréversibles. Puis, l’on s’est rendu compte que les fibres nerveuses avaient, en fait, la capacité de se régénérer, même longtemps après la lésion. Ce qui ouvre des possibilités étendues de récupération fonctionnelle pour les blessés de la moelle épinière.
Il existe un traitement pour pallier ce déficit. Il consiste à reformer le câblage des fibres nerveuses de part et d’autre de la lésion. Cependant, les fibres nerveuses doivent repousser sur plusieurs millimètres, ce qui spontanément n’est pas possible car la lésion constitue un obstacle incontournable à la repousse nerveuse. Il faut donc introduire un substrat au niveau de la lésion pour favoriser sa reconstruction cellulaire et guider la croissance des fibres nerveuses en régénération. Un matériau fiable Le Dr Stéphane Woerly a mis au point un matériau synthétique dont la constitution est la plus proche de celle du cerveau et particulièrement de celle du cerveau de l’embryon humain. La moelle épinière est en effet le prolongement du cerveau. Il a donc greffé des gels polymères hydratés (hydrogels) pour tenter de réparer des lésions expérimentales du cerveau et de la moelle épinière. Il a appelé cette matière "Neurogel". Sa porosité est telle qu’un seul gramme étalé sur une surface plane recouvrirait plusieurs mètres carrés ! Ce produit pourrait être utile aux personnes souffrant de paralysie, de traumatismes crâniens, de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson, de spina bifida, de tumeurs du cerveau ou du nerf optique. C’est un gel entièrement synthétique, contenant 96 % d’eau et composé de centaines de milliers de canaux en trois dimensions de diamètres différents. Il est bioadhésif, c’est à dire qu’il adhère parfaitement à la moelle épinière. De plus, il est hémostatique. Implanté, mis en contact avec le tissu nerveux, il atténue la formation de la cicatrice gliale et les phénomènes destructeurs qui en découlent permettant rapidement l’irrigation par les vaisseaux sanguins à travers le gel. La vascularisation du gel ouvre alors la voie aux fibres nerveuses ainsi qu’aux autres cellules de la moelle épinière dans un milieu propice à leur régénération. Le Neurogel joue le rôle de matrice de croissance qui permet la reconnection des fibres nerveuses. En fait, les fibres nerveuses retrouvent un milieu de type embryonnaire, où les cellules souches naturellement présentes permettent une reconstruction neuronale. De nombreux tests positifs Les tests précliniques furent de véritables succès : des animaux paraplégiques et greffés avec le Neurogel ont récupéré peu à peu, et à des degrés variables, la motricité des pattes arrière et la coordination de leurs mouvements. Des tests d’électrophysiologie ont démontré le passage de l’influx nerveux après la greffe du produit. Par ailleurs, les tests requis par la FDA (Food and Drug Administration) ont prouvé que le Neurogel n’est pas toxique ni mutagène et ne nécessite aucun traitement antirejet. On peut le stériliser, le stocker et le produire à grande échelle dans des délais rapides.
Le
traitement avec le Neurogel s’effectue en deux étapes. Puis un entraînement intensif en physiothérapie doit suivre l’intervention (tapis roulant, exercice de stepping et mobilisation en piscine). La convoitise… La Banque de Développement du Canada (BDC, société d’Etat fédérale appartenant au gouvernement canadien) et Sofinov (filiale de la Caisse de dépôt et de placement (CDP) au Québec, deux sociétés dites de capital risque, s’associent, en 1996, avec le Dr Woerly. Ils profitent de sa démission de la présidence d’Organogel et du conseil d’administration, pour en prendre le contrôle. Les paralysés français et leurs sympathisants ont multiplié leurs interventions auprès des banques, des compagnies d’assurances, des centres de rééducation, des associations de paralysés, du gouvernement et de la presse spécialisée. Aucune démarche à ce jour, malgré une proposition de rachat par l’intermédiaire d’une société canadienne, n’a pu aboutir. En mars 2000, l’Association des Paralysés de France (APF) publia dans son magazine Faire Face un article intitulé « le gel de l’espoir » présentant le Neurogel comme l’une des rares voies de recherche dans le monde à pouvoir être testée sur l’homme. Pour diffuser cette information auprès des personnes paralysées, il avait fallu un an de négociations avec le Dr Michel Delcey, responsable des pages santé et recherche dans le magazine de l’APF ! Hélène BARBIER
L’association Neurogel en marche En mars 2002, l’association voyait enfin le jour sous la présidence de Jean-Yves Crenn, père de Mathilde, tétraplégique âgée de 9 ans. L’association forme un pôle qui n’accepte plus que l’enjeu humain que représente le Neurogel, et la cure potentielle légitime qu’attendent les paraplégiques et les tétraplégiques, soit pris en otage par des intérêts spéculateurs. Elle se donne tous les moyens pour sortir le Neurogel de l’impasse, en permettant aux paraplégiques, aux tétraplégiques, à leur famille et à leurs amis de connaître les raisons pour lesquelles les essais cliniques sur l’homme du Neurogel, prévus en 1999, ont été retardés. L’association est prête à assurer la sécurité autour du Neurogel et de son brevet. Dans le cas d’une nouvelle tentative d’abus envers le Neurogel, et en accord avec le Dr Woerly, l’association prendra à son nom le brevet pour sauvegarder la cure. Son objectif principal est la réalisation d’essais cliniques sur l’homme afin que les paraplégiques et les tétraplégiques puissent bénéficier de la cure. ContactAssociation Neurogel en marche, Jean Yves Crenn, Kerguellfen, 29590 Lopérec. |

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