Loïc LE RIBAULT : un mystérieux cadavre échappant à l’ étude de la police scientifique et technique

, par  Docteur Marie-Hélène GROUSSAC , popularité : 10%

Loïc Le Ribault est décédé, à l’ âge de 60 ans, brutalement, à l’ hôpital de Dinard. Il se traitait lui-même d’ une longue maladie mais venait d’ accepter un traitement officiel. Ce dernier n’ a pas démarré. La mort n’ est pas en lien direct avec sa maladie.

Nous avons assisté, en tant que représentants de l’ association « Action, santé, liberté » à la crémation de Loïc Le Ribault, à Saint-Brieuc, mardi 12 juin 2007. Y était présente l’ association « Les amis de Loïc Le Ribault ».

Loïc LE RIBAULT : un mystérieux cadavre échappant à l’ étude de la police scientifique et technique

Nous avons assisté à une bien curieuse crémation où des personnes présentes ont affiché clairement leur opposition et leur animosité réciproque. Aucun membre de la famille n’ était là. Les éléments recueillis auprès des uns et des autres nous ont fait découvrir, manifestement, des anomalies, pour ne pas dire des mensonges.

D’ aucune prétendit que Loïc avait fait part de ses intentions, à savoir être incinéré et qu’ aucun discours ne soit dit devant son cercueil, d’ autres prétendaient qu’ il ne désirait pas la crémation. Quant à demander qu’ aucun mot ne soit dit devant son cercueil, permettez-moi d’ en douter car Loïc Le Ribault aimait la médiatisation. De la même façon, les éléments concernant ses derniers moments divergent. D’ aucune prétendit s’ en être entretenue avec lui, tandis que d’ autres notifièrent que le téléphone portable de Loïc Le Ribault fut coupé avant sa mort, que les visites durant sa courte hospitalisation furent interdites. Deux personnes qui le virent, une fois mort, affirmèrent qu’ il présentait les traces d’ un coup sur la tempe droite, l’ œil droit bleu et la main et le poignet gauche violacés : tous signes incompatibles avec la déclivité cadavérique du sang. Que lui est-il donc arrivé avant sa mort ? Autre fait curieux, la réfrigération du corps n’ a pas fonctionné entre le décès dans la nuit du mercredi au jeudi 7 juin 2007 et le 12 juin 2007. Pourquoi ? Autre point de divergence : les jours qui ont précédé son décès. Pour certains, il a été hospitalisé pendant deux jours avant son décès, pour un autre, qui semblait nous servir une version « soft », il l’ avait vu la veille de son décès puisqu’ il prévoyait dans un avenir proche des recherches communes sur l’ extraction du Tarsen et Loïc Le Ribault était reparti sur Dinard en voiture car il avait des soins quotidiens, en externe à l’ hôpital. Il aurait fait un infarctus myocardique, dans cet hôpital, et en serait décédé dans la nuit. Il ne se voyait pas mourir si vite et avait engagé une promesse d’ achat d’ un château où il fut hébergé pendant l’ hiver. C’ est d’ ailleurs, à Miniac-Morvan, dans ce château, qu’ eut lieu la réception en son honneur. La fin se termina par des photographies prises, les unes discrètement par un certain Jérémie, les autres ostensiblement par une photographe, amie de Loïc. Le propriétaire se présenta comme un ami de Loïc qu’ il avait connu autrefois car tous deux ont travaillé dans l’ industrie pétrolière. S’ étant retrouvés récemment, ils concrétisaient, ensemble, un projet dans ce domaine.

Nous fûmes très étonnés d’ apprendre que Loïc Le Ribault était arrivé en France, en octobre 2006, après une autorisation accordée par ce pays, en mai 2006. Les avatars de Loïc sont connus et suffisamment présentés sur des sites Internet pour que l’on ne s’ y arrête pas. Il existe aussi plusieurs livres dont, pour certains, il est l’ auteur.

Que retenir de Loïc Le Ribault ? Il a travaillé sur l’ ancêtre du G5 avec Norbert Duffaud, décédé en 1993, dans des conditions peu claires. Il a travaillé sur la microscopie électronique de grains de sable et a mis au point un système de reconnaissance de la provenance du sable qui pouvait être utilisé en criminologie. Exploitant ce principe, il a monté une société de police scientifique et donné des cours aux enquêteurs français. Est-ce le résultat de ses méthodes scientifiques dans des affaires ne sentant pas bon qui lui ont valu une faillite puis un rachat par l’ Etat français de sa société ? Lui-même le dit et c’ est fort concevable. A partir de là, sa vie bascule, il fuit la France et, passant par Jersey, rejoint l’ Irlande où il crée la société qui produit le G5. D’ autres ennuis démarrent avec l’ industrie pharmaceutique en raison de l’ absence d’ AMM. La France demande deux fois à l’ Irlande l’ extradition de Loïc Le Ribault puis l’ obtient, peu après son arrivée en Suisse. Incarcéré et extradé sous un motif, motif modifié à l’ arrivée en France, au grand dam de son avocat suisse, il bénéficie d’ une médiatisation intensive durant ce séjour à la prison de Gradignan, près de Bordeaux. Il craignait de ne pas en sortir vivant. De retour en Suisse, les tentatives de dépôt d’ AMM s’ étant soldées par un échec, il rejoint le territoire d’ Oman, pour créer une clinique où le G5 serait un des traitements de base. Il crée une société de commercialisation du silicium organique sur le territoire espagnol tandis qu’ il vend ses parts dans la société irlandaise. Des dissensions s’ en suivirent entre les deux sociétés.

A partir de mai 2006, la France lui accorda le droit de retour sur le territoire français. Ce sera son dernier voyage après une vie mouvementée, avec des points d’ ombre et des points de lumière.

Dr Marie-Hélène GROUSSAC

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