Les pièges du concept de la Maladie

, par  Amessi , popularité : 2%

A l’heure actuelle si la médecine officielle paraît faire bloc derrière l’ordre des médecins, les médecines dites alternatives se diversifient de manière si intense que par moment on a l’impression d’être dans un véritable supermarché de la santé.

Chacun vente sa spécificité, certains dans des pays lointains, allant jusqu’à affirmer qu’ils guérissent tout. Que d’esprits crédules se laissent prendre à ces chants de sirènes ! Certes, le décodage biologique, les constellations familiales, le rebirth, l’hypnose, le chamanisme et beaucoup d’autres paraissent offrir des gages indéniables de sérieux. Mais face à la diversification et au nombre grandissant des méthodes proposées comment ne pas se poser de questions sur le sens de cette pléthore ?

LES PIÈGES DU CONCEPT DE LA MALADIE

QUEST CE QUE LA MALADIE ?

Pour y répondre, essayons tout d’abord de définir le sens que nous donnons au concept de la maladie. La médecine fonctionne sur le principe suivant :

• Les symptômes de la maladie relèvent d’une anomalie biologique.
• les patients viennent consulter pour guérir.

Depuis les prises de conscience du Docteur Hamer, les médecins-thérapeutes s’adonnent au décodage des causes psychologiques. Cette avancée mérite cependant d’être élargie au « squat » des corps subtils (par une ou plusieurs entités), aux causes géobiologiques, aux pollutions électromagnétiques ou bien simplement à la faiblesse énergétique des lieux de vie. Dans certains cas, la maladie provient d’une secousse destinée à libérer l’individu du piège des conventions et des conditionnements. Or, ce que l’on appelle maladie correspond, au niveau de la conscience de l’organisme, à un effort d’adaptation à l’environnement. Lorsque celui-ci devient fuite devant le danger, la maladie procure au « malade » des avantages secondaires appréciables : arrêt de travail, changement d’attitude de l’entourage, refuge. De ce fait, l’obstacle majeur du succès des soins … est la résistance (plus ou moins inconsciente) du patient à la guérison ! Qui plus est, il arrive que le décodage aggrave l’état psychologique, ravive des mémoires douloureuses et serve d’alibi au maintient de la situation en état : c’est parce que….c’est à cause de... Essayons donc de tenter une autre approche !

LES DEUXMOIRES CELLULAIRES

Pour avancer dans la recherche de solutions plus judicieuses sur le plan de l’évolution humaine, il est intéressant de se pencher sur les mémoires cellulaires de l’organisme. Elles sont de deux sortes : celles de la mémoire acquise durant l’histoire de vie et celles de la mémoire innée provenant d’incarnations précédentes. L’accès à la première se fait en état de veille (« le conscient »). L’accès à la seconde se réalise durant le sommeil (« inconscient »). Or les cellules entrant dans la composition du corps humain proviennent chacune de diverses incarnations indépendantes. Elles possèdent par conséquent chacune une richesse expérimentale prodigieuse. Dans la vie courante, l’individu n’a pas accès direct à cette mémoire. Par souci de cohésion, celle-ci est filtrée par la conscience diurne. En revanche, la nuit, le lien s’établit pendant le sommeil (dans sommeil, il y a somme) Le rêve en est le messager.

LEVE

En thérapie, le travail sur les rêves offre un outil particulièrement intéressant pour réunifier l’être et l’aider à mieux entrer en communication avec lui-même. Le rêve est l’expression des besoins profonds de l’individu. Il est tout aussi primordial de satisfaire les besoins de l’âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer des tensions inconscientes. Il assure l’équilibre. Le langage du rêve est symbolique. En ce sens, il relie l’individu au grand Tout, tant au niveau de ce que l’on appelle l’inconscient collectif, qu’à celui de sa propre intégrité. Le rêve est message de communication ou une alerte venant de l’inconscient. C’est une manifestation de l’âme décrivant la situation intérieure du rêveur.. Il est donc important d’en saisir le sens. Pour faire « parler » le rêve, il convient de se dégager du récit pour en appréhender le message. Un rêve « parle » en réponse à cette simple question : qu’est ce que votre rêve est en train de vous dire ? Alors et alors seulement, il devient possible de « l’entendre » Le rêve est un langage. Tous les personnages du rêve symbolisent l’individu dans ses différentes facettes (mémoires innées) Les rêves obsessionnels, c’est à dire répétitifs, traduisent un problème intérieur grave. L’écoute du rêve (sans le recours aux dictionnaires ou aux analystes de tout poil) révèle la vraie nature du message. L’approche analytique assèche et sépare de la source première : l’âme.

LA MALADIE, UN DANGEREUX CONCEPT SCHIZOPHRÉNIQUE

En effet, trop d’analyse et d’introspection conduisent à une forme de schizophrénie. L’homme perçoit ses courants intérieurs non pas comme des éléments lui appartenant, mais comme « l’objet de son attention ». Une partie de lui-même se dresse contre l’autre amenant une dépersonnalisation progressive. On aurait envie de citer cette fable du mille-pattes expliquant à la grenouille sa manière de marcher, puis chose faite se trouvant dans l’incapacité de se mouvoir. Non seulement l’explication n’est pas la solution, mais elle est paralysante. Sur le plan intellectuel, les thérapies à base d’analyse sont certes intéressantes mais problématiques pour la cohésion de l’individu. Mis en équation, ce dernier risque fort de se trouver dans la peau du mille-pattes. Nombreux sont ceux qui à notre époque sont tombés bien malgré eux dans le piège de cet état de conscience parcellaire ! On peut même dire que l’origine du cancer se trouve au niveau de cette « cancérisation » de l’Esprit. Mais il y a beaucoup plus grave. Lorsque l’on dit par exemple : le “cancer tue”, on personnifie la maladie. On lui confère une forme d’autant plus redoutable et destructrice qu’indéfinissable. Les malades disent souvent qu’ils luttent contre la maladie et tout le monde admire leur courage ! Mais contre quoi luttent-ils sinon contre eux même, puisque toute maladie n’est qu’une réaction biologique face à un contexte ! Cette guerre est donc suicidaire. On comprend pourquoi elle se termine si souvent de manière tragique ! Les calmants et les somnifères accentuent le phénomène en coupant l’individu d’un vrai sommeil réparateur. Sa qualité est essentielle dans le processus de cohésion et d’unification de l’individu. Dans les chambres d’hôpitaux, la présence de postes de télévision augmente les pollutions électromagnétiques du lieu et prive les malades de toute possibilité d’intériorisation, donc de contact avec eux-mêmes.

LA CHAMBRE A DORMIR

La ré harmonisation des deux mémoires, innée (riche, mais chaotique, parce qu’issue d’expériences karmiques diverses) et acquise durant l’incarnation présente, s’effectue durant le sommeil. C’est dire l’importance d’une « bonne nuit ». L’agencement « feng shui » d’une chambre à dormir communément appelée chambre à coucher assure de bons rêves. Dans la culture amérindienne, le capteur de rêves, sorte de toile d’araignée tissée et bordée de plumes, sert à éloigner les mauvais rêves et attirer les bons. Sa coutume prend sa source dans la légende d’Asibikaashi (l’araignée) qui aida Wanabozhoo à ramener Güzis (le Soleil) à son peuple. Asibikaashi construisait sa toile chaque nuit avant l’aube de façon à pouvoir capturer les premiers rayons du soleil. Si vous êtes debout à l’aube, regardez sa toile et vous verrez les rayons du soleil scintillant sur la rosée du matin. Asibikaashi prenait aussi soin des enfants des hommes, tissant sa toile pour les protéger des mauvais rêves comme elle le fait encore aujourd’hui. Quand le peuple Ojibway se dispersa, Asibikaashi eut beaucoup de mal à tisser sa toile au-dessus de tous les berceaux, alors mères, sœurs et grands-mères apprirent-elles aussi à tisser des toiles magiques pour protéger leurs enfants.. Elles confectionnèrent les cerceaux avec des baguettes de saule rouge et utilisèrent du tendon de cerf pour tisser la toile. Les capteurs de rêves avaient toujours une forme ronde qui représentait Güzis, le soleil. Sa toile pouvait retenir les cauchemars ne laissant passer que les rêves. Pour les hommes modernes, il convient d’éloigner les dieux du « feu », c’est à dire neutraliser les pollutions électromagnétiques produites par les lampes de chevet, les lits électriques et les radio-réveil. Le lieu devra être assaini sur le plan géobiologique afin d’assurer une bonne circulation des énergies cosmo (mémoire innée) telluriques (mémoire acquise). De même, il est fortement conseillé de voiler les miroirs dont la présence est en mesure de perturber le sommeil (le miroir par sa capacité d’inversion des plans offre une porte d’entrée dans le monde astral). Les couleurs doivent être douces et le lit se situer en dehors des « courants d’air » du ch’i*.

LE DU SILENCE

Dans notre monde surinformé, la cohésion de l’individu passe par le silence et l’écoute de soi. Le bruit et l’excès d’images insensibilisent progressivement la conscience.

Or, chaque cellule possède son individualité, son ça, comme disait Groddeck. Cette conscience cellulaire individualisée est en mesure de trouver des solutions d’adaptation et d’auto guérison. Il serait du reste plus juste de parler d’auto adaptation. On aurait envie d’évoquer les concerts de silence de ce merveilleux film de Collin Serault, la belle verte. Etre en silence ou en état méditatif assure le contact avec l’univers (uni vers) et nous relie à notre propre centre. Cette démarche se retrouve dans l’art du mandala. En tibétain, mandala se dit « kyil-khor », ce qui veut dire à peu près centre périphérie. Selon C.G.Jung, le mandala a pour fonction d’attirer intuitivement, par la contemplation et la concentration, l’attention sur certains éléments spirituels afin de favoriser leur intégration consciente dans la personnalité. Jung avait relevé que l’inconscient dans ses périodes de trouble, peut produire spontanément des mandalas. Pour lui, le mandala symbolise, après la traversée de phases chaotiques, la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l’être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l’être. On aperçoit aussitôt tout l’immense intérêt de ce travail dans le cadre d’une école de santé.

ÉCOLE DE SANTE

Une école de santé passe à la fois par la compréhension du processus énergétique des réactions biologiques appelées maladies et par un travail de réunification de l’être. Les exercices portant sur la voix, la respiration et le développement des facultés du lobe droit en sont les composantes essentielles. Le lobe droit gère les fonctions globalisantes et analogiques, alors que le lobe gauche est spécialisé dans l’analyse. Dans la lecture d’une partition musicale, le lobe gauche va discerner les notes et le lobe droit entendre la mélodie. La pratique journalière de la médiation (dans la perspective de l’acquisition d’un état méditatif permanent) apporte un centrement et une pacification de l’esprit. La créativité est également source d’épanouissement et d’ouverture à soi. Le contact avec la nature, la culture d’un jardin apportent une nourriture spirituelle. Si l’homme est boulimique de savoir (il fait de tout ce qui l’entoure un objet de consommation), en revanche, il est anorexique sur le plan des nourritures de l’Esprit.. La culture, cette entreprise de bio robotisation, l’a rendu complètement sourd au comportement instinctif dont bénéfice spontanément l’animal. Il serait donc infiniment plus sage d’arrêter de mettre au point de nouveaux remèdes ou de nouvelles thérapies à la mode, pour se consacrer au rétablissement du contact avec dame nature et d’une manière générale au développement du ressenti et de la sensibilité (sans cible).

Autre point important, la suppression des zones d’auto amputation de la personne lors des deuils. L’acquisition de la culture nécessaire à la compréhension du continuum de l’existence et la découverte par voie radiesthésique des phases de l’après vie dans lesquelles se trouvent les disparus, apportent sérénité et complétude. Cette école de santé a pour immense avantage de sortir l’individu des pièges dans lesquels il s’est laissé entraîné par les hommes de science-sans-conscience des globalités. De telles écoles donneront à l’homme de nouvelles facultés d’auto gestion et d’auto adaptation de leurs corps énergétiques dans la pleine conscience de leur unité et de leurs liens harmoniques avec l’ensemble de l’univers terrestre et cosmique. Bien entendu, de telles écoles enseigneront le respect du monde animal si malmené actuellement. Car à n’en pas douter le monde actuel soigne les maux qu’il génère lui-même tant au niveau du corps qu’à celui de l’Esprit, tétanisé par le concept de la maladie.

Serge Fitz
mardi 23 mai 2006

L’auteur assure des formations à l’éco médecine dans le cadre de l’IFEM (Institut de Formation à l’Eco-Médecine). Il est l’auteur de Soigner ou guérir / regards d’un thérapeute radiesthésiste aux Editions Vivez soleil. Pour de plus amples informations se rapprocher de l’association Terre et Ciel (04 67 965 650) ou se rendre sur www.lequadrant.com

Remarque. Serge Fitz a créé une École de santé. Les thérapeutes ou praticiens, œuvrant à la reconstruction de l’être, intéressés par le projet peuvent contacter l’auteur par le biais de l’Association. Terre et Ciel.

  • Pour de plus amples informations se reporter au livre de l’auteur Bien vivre sa maison / manuel de géobiothérapie aux éditions Quintessence.

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