Les produits solaires veulent-ils notre peau ? CANCER : Les crèmes solaires sur le banc des accusés

, par  Amessi , popularité : 1%

Prendre un bain de soleil est décidément dangereux : pas assez de soleil et c’est la carence en vitamine D qui vous guette, trop et vous risquez un cancer de la peau. Pour avoir un teint hâlé, ne comptez pas vous rabattre sur les UV en cabine ou les cabines de bronzage, leurs risques ont été encore dénoncés récemment. Restent les crèmes solaires.

Malheureusement, d’étude en étude, plusieurs de leurs ingrédients s’avèrent plus que néfastes tant pour l’environnement que pour la santé, avec des risques de cancers, dont cutanés - un comble - et des atteintes de la reproduction sur plusieurs générations.

 Les produits solaires veulent-ils notre peau ?

Le Point.fr

Les crèmes chimiques perturbent notre système hormonal et les nanoparticules minérales infiltrent notre cerveau. À tous les coups on perd !

 Les crèmes solaires sur le banc des accusés

Prendre un bain de soleil est décidément dangereux : pas assez de soleil et c’est la carence en vitamine D qui vous guette, trop et vous risquez un cancer de la peau. Pour avoir un teint hâlé, ne comptez pas vous rabattre sur les UV en cabine ou les cabines de bronzage, leurs risques ont été encore dénoncés récemment. Restent les crèmes solaires.

Malheureusement, d’étude en étude, plusieurs de leurs ingrédients s’avèrent plus que néfastes tant pour l’environnement que pour la santé, avec des risques de cancers, dont cutanés - un comble - et des atteintes de la reproduction sur plusieurs générations.

Une bonne crème solaire doit arrêter les UV, être efficace des heures durant et s’avérer non toxique. Cette crème idéale n’existe malheureusement pas. C’est la conclusion de l’association américaine de protection des consommateurs (EWG) qui vient d’étudier la composition de pas moins de 1 800 lotions solaires et dresse un bilan inquiétant : seulement un produit sur quatre serait sans danger et efficace. Une efficacité toute relative car la sensation d’être protégé contre les coups de soleil inciterait à s’exposer plus longtemps aux ultra-violets, entraînant plus de risques de mélanomes.
Lobbies

 Au rang des substances qui fâchent, certaines sont communes à tous les cosmétiques.

C’est le cas notamment du BHA (classé cancérogène possible), des gaz propulseurs (utilisés dans les bombes aérosols), des éthers de glycol (phénoxyéthanol) et des très médiatiques parabens : 80 % des cosmétiques en contiennent et ils sont suspectés d’induire des cancers, des problèmes de fertilité voire un vieillissement cutané accéléré au soleil. Leur interdiction en France, discutée en 2011 à l’Assemblée nationale, n’a toujours pas été entérinée. Une intervention des lobbies ?

 Au-delà des substances classiques des cosmétiques, l’EWG s’inquiète de la présence fréquente de vitamine A (retinol ou retinyl palmitate) dans les produits solaires car, au contact du soleil, cette vitamine pourrait accélérer les tumeurs de la peau

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Autres noms barbares à retenir :

l’oxybenzone et le 4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC), des composés chimiques utilisés comme filtres ultraviolets. En plus d’être allergisants, ils sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens (avec un impact sur la thyroïde et la reproduction notamment), sont surveillés de près par l’ANSM (l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, anciennement Afssaps) et par les organisations environnementales.

Dispersés lors des baignades et des douches, ces filtres se retrouvent dans les lacs, les rivières et les poissons. On estime que plusieurs milliers de tonnes sont ainsi déversés chaque année dans l’environnement. Même à faible dose, leurs effets hormonaux sont un risque potentiel pour les espèces animales et l’homme (féminisation des espèces notamment).
Bon sens

Face aux dangers des crèmes chimiques, le salut passerait par les crèmes dites minérales, c’est-à-dire à base de particules de zinc ou de titane. Pour éviter les inesthétiques traînées blanches qui les signent, les industriels les utilisent souvent sous forme de nanomatériaux. La toxicité sur l’environnement de ces infimes particules commence à être sérieusement étayée et les premières recherches sur l’homme sont inquiétantes. Les nanoparticules de dioxyde de titane, par exemple, pourraient altérer la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau des éléments toxiques, autrement dit parvenir jusqu’à notre cerveau et agresser son système de défense !

Finalement, pour se protéger du soleil sans laisser les cosmétiques avoir notre peau, revenons à un peu de bon sens : rechercher l’ombre, revenir au chapeau, au tee-shirt et à la chemise à manche longue, préférer des expositions régulières mais brèves, éviter le soleil trop violent et être particulièrement vigilant pour les plus jeunes enfants. Si vous êtes exposé, préférerez des crèmes minérales sans produits toxiques et sans nanoparticules, c’est-à-dire celles qui laissent une marque blanche. L’été ne sera peut-être pas très glamour... mais moins meurtrier !

Source :
Le Point.fr