Gestion de la grippe H1N1 : les nouveaux médias accusés par l’OMS L’OMS e plaint et critique les nouveaux medias

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Réunis à Genève pour évaluer la gestion internationale de la grippe H1N1, l’OMS et un expert accusent les nouveaux médias d’avoir perturbé la communication autour de la pandémie.

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Gestion de la grippe H1N1 : les nouveaux médias accusés par l’OMS

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Par S.O.avec agences, mis à jour le 13 avril 2010 à 17:27

Alors que les critiques se sont multipliées contre l’OMS, accusée d’avoir exagéré la menace sous l’influence des groupes pharmaceutiques, la gestion internationale de la grippe pandémique H1N1 est évaluée depuis lundi à Genève par des experts. Mardi, ils ont décidé de se pencher plus en détail sur la question de la communication, à propos de laquelle le conseiller spécial pour les grippes de l’OMS, le Dr Fukuda, a reconnu qu’il y avait eu de la « confusion », notamment en ce qui concerne la terminologie utilisée à propos du virus et de la pandémie. Twitter, blogs, email... les nouveaux médias ont perturbé la communication autour de la grippe pandémique H1N1 ont souligné mardi l’Organisation mondiale de la Santé et un expert. Il y a eu « des informations, des rumeurs, beaucoup de spéculations et des critiques dans de nombreux supports » médiatiques, a rappelé le Dr Keiji Fukuda, en revenant sur les difficultés rencontrées par l’organisation dans sa communication sur la pandémie.

Alors que son apparition au Mexique et aux États-Unis en avril 2009 avait mis le monde entier en émoi, et que sa propagation rapide faisait craindre une catastrophe sanitaire majeure, « l’information était bien plus disponible et décentralisée » qu’auparavant, a-t-il relevé. Si « les médias traditionnels » ont bien sûr relayé les informations des autorités, mais aussi les débats, doutes et polémiques au sujet de la nouvelle grippe, de nombreux nouveaux médias se sont aussi emparés du sujet, a-t-il souligné en évoquant « internet, twitter, les blogs et emails ».

Un nouveau facteur à prendre en compte

Dans un monde de plus en plus « complexe », l’OMS doit apprendre à « anticiper et répondre aux attentes et inquiétudes changeantes des populations », a-t-il souligné. Un ancien responsable des maladies contagieuses de l’OMS, David Heymann, a lui aussi estimé qu’il y a désormais « un nouveau facteur » à prendre en compte dans la communication sur les grandes crises sanitaires. « Il est très difficile de corriger les idées erronées » une fois qu’elles circulent sur internet et dans les réseaux sociaux, a-t-il expliqué. Des sites et blogs d’experts autoproclamés affirmant que la pandémie était une pure invention ont ainsi fleuri.

Dans une vidéo en six épisodes mise en ligne, une religieuse espagnole mettait en doute la menace de la grippe. « Les campagnes anti-vaccination ont compliqué la tâche des services de santé publique », a aussi fait valoir le dr Fukuda, alors que les vaccins ont cristallisé nombre de critiques contre la gestion de l’OMS. Des cas d’allergies graves au vaccin, et des décès suspects chez des personnes venant d’être vaccinées, ont été amplement commentés et relayés, renforçant la réticence des populations à se faire vacciner. Nombre de pays se sont alors retrouvés avec des millions de vaccins inutilisés promis à la destruction, déclenchant une polémique sur l’exagération de la menace par l’OMS sous pression des laboratoires pharmaceutiques, alors même que le virus se révélait moins meurtrier qu’initialement craint.

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