Du cerveau à l’esprit

, par  Grainede Ble , popularité : 2%
  Sommaire  

Du cerveau à l’esprit
 

 
 

A la découverte de soi

En bref...


De tout temps, l’être humain a cherché à comprendre qui il
était. Ce livre montre que malgré les apparences, les nombreuses
découvertes scientifiques sur le cerveau ne remettent pas en
question la conception plusieurs fois millénaires que le moi
véritable de l’être humain est l’esprit immatériel. Le cerveau
n’est donc qu’un outil à la disposition de l’esprit.
Comment ce dernier l’utilise-t-il ? Mais d’abord, qu’est-ce que
l’esprit ? D’où vient-il ? Quelles sont ses facultés ? En quoi
celles-ci se distinguent-elles des facultés intellectuelles du
cerveau ?

Sommaire

  • Où se trouve le centre de notre
    conscience ?
  • Le cerveau, une machine merveilleuse
  • Les énigmes du cerveau
  • La clé des énigmes : l’esprit
  • L’intuition et l’intellect
  • Intelligence et mémoire
  • Histoire de l’évolution de l’être humain
  • Les méfaits de la domination de
    l’intellect
  • Le réveil de l’esprit

Livre de poche, 186 pages
Editions à la Carte, Sierre, CH
ISBN 2-88464-202-1
FS 24.- EUR 14.
 

  

 Pour en savoir plus...

Le cerveau, le centre de l’être humain ?

Ne s’étant pas créé lui-même, l’être humain se
demande depuis la nuit des temps, comment il se fait qu’il existe plutôt
que de ne pas exister. Pourquoi est-il vivant, conscient et doué de
toutes sortes de facultés, plutôt que d’être inconscient, sans vie,
inexistant, rien ?

Pour l’être humain, s’imaginer n’avoir rien été dans
le passé est une chose impossible. La simple idée d’être du « rien »
dissout dans le néant, le dépasse. La conscience que nous avons de
nous-mêmes est trop forte et nous en empêche. Tout de suite, elle nous
pousse à nous demander où nous nous trouvions dans le néant et surtout
sous quelle forme ? Cependant, avoir une forme et être quelque part,
c’est être !

La difficulté à trouver des réponses satisfaisantes à
ces questions a poussé les hommes à s’interroger sur leur propre
nature : nous existons, mais que sommes-nous ? Qu’est-ce que cet être
conscient, capable d’agir et de penser, que je ressens être ?

Une des voies suivies pour le découvrir à été de
rechercher où en nous se trouvait le centre de notre conscience, notre
moi véritable ?

Où se trouve le centre de notre conscience ?

De nos jours, il est évident pour la plupart des gens
que le siège de notre personnalité - le centre de nos facultés de
réflexion et de décision - se situe dans notre tête, plus précisément
dans notre cerveau. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi. La
localisation de notre moi est demeurée longtemps une chose incertaine.

Au 6ème siècle avant Jésus-Christ, le
philosophe grec Pythagore émettait seulement l’hypothèse que le
siège de la pensée devait être dans le cerveau.. Cette hypothèse fut
d’ailleurs contestée par Aristote (4ème siècle av. JC). Ce
dernier pensait que le centre de la conscience était dans le cœur et que
le cerveau ne servait pas à penser, mais à refroidir le sang !

En réalité, localiser précisément dans notre corps le
centre de notre personnalité n’est pas aussi aisé que cela puisse
paraître au premier abord. En effet, si nous avons la très nette
impression que le processus de réflexion a lieu dans notre tête, il n’en
va pas de même pour d’autres manifestations de notre personnalité. Nos
émotions par exemple - comme la joie, le calme intérieur, l’envie et la
peur - ne sont pas du tout ressenties dans notre cerveau. Il en va de
même pour l’amour qui nous habite, la conviction qui nous anime ou la
volonté que nous déployons, qui, tous, semblent plutôt issus de la
région du plexus solaire ou ... du cœur, que du cerveau.

Cœur ou cerveau ? L’accroissement des connaissances
anatomiques et physiologiques ont rapidement montrés que le cœur n’était
pour rien dans les processus de conscience et qu’il fallait
effectivement plutôt chercher du côté du cerveau.

Les recherches sur le cerveau

Des recherches inlassables furent entreprises car
l’on se disait très logiquement que si les actes et la conscience
étaient véritablement issus de la masse cérébrale, mieux se comprendre
soi-même, passait par mieux comprendre notre cerveau.

Bien qu’ayant débuté dans l’antiquité grecque, les
recherches furent lentes et ne se développèrent de manière significative
qu’à partir du 19ème siècle.

C’est effectivement à partir de ce moment que la
science acquit une représentation réaliste de ce qu’était une cellule
nerveuse, avec son corps cellulaire et ses prolongements : les axones et
les dendrites, cellule nerveuse ou neurone qui est l’élément de base
avec lequel le cerveau est construit.

Au 20ème siècle, grâce à l’emploi de
micro-électrodes, on découvrit dans le cerveau l’existence de différents
centres spécialisés dans une fonction déterminée, par exemple, des
centres responsables de la réflexion, de la mémorisation, de
l’association d’idées, ... mais aussi de la vision, de l’audition, du
langage parlé, de l’écriture, de la lecture, etc.

Aujourd’hui, grâce à une technologie de plus en plus
poussée (les procédés d’imagerie par résonance magnétique), il est même
devenu possible d’observer le cerveau en train de fonctionner sans avoir
à ouvrir la boîte crânienne, comme cela était nécessaire dans le passé.

Les découvertes de plus en plus nombreuses effectuées
ces dernières années semblent toutes confirmer le fait que c’est bien le
cerveau qui est le centre de la conscience de l’homme. Pour de nombreux
scientifiques, la science a ainsi trouvé la réponse à la grande question
sur l’origine et la nature de l’être humain : celui-ci est tout entier
contenu dans cette merveilleuse machine remplissant notre boîte
crânienne, et des multiples réactions que les neurones entretiennent les
uns avec les autres émanent nos facultés cognitives, artistiques et
altruistes.

Mais en est-il vraiment ainsi ? Un certain nombre de
faits montrent au contraire que de nombreuses questions subsistent.

Les énigmes du cerveau

S’il est un point considéré comme incontestable, un
point qui est constamment invoqué pour prouver que le cerveau est bien
le centre de la personnalité et de la conscience, c’est l’existence des
centres cérébraux responsables des différentes facultés humaines :
centre de la réflexion, de l’association d’idées , du raisonnement, etc.
Ces différents centres sont considérés comme le point de départ et
l’endroit où ont lieu les différentes fonctions puisque la destruction
d’un des centres rend impossible la manifestation de la fonction
correspondante.

Parmi ces centres prenons par exemple celui qui est
responsable de la mémoire des mots, le centre dit de Broca, situé dans
la 3ème circonvolution frontale gauche du cerveau et dont la
destruction provoque l’aphasie, c’est-à-dire la disparition du souvenir
des mots et par conséquent de la possibilité de parler qui en découle.

La destruction du centre entraînant la disparition de
la faculté de parler, un apahsique total devrait être à tout jamais
incapable de parler. Or, il arrive que ces personnes prononcent malgré
tout des paroles. Cela a lieu, il est vrai dans des circonstances
particulières ; par exemple, à la suite d’un choc physique ou d’une très
forte émotion qui les ébranle profondément et à la faveur desquels elles
prononcent quelques mots. Comment une telle chose peut avoir lieu ?

Un autre fait qui tend à montrer que les centres
cérébraux ne sont pas les points de départ des fonctions, est qu’à la
suite de la destruction d’un centre, le cerveau est parfois capable d’en
reconstruire un nouveau dans une autre partie de la masse cérébrale.
Ainsi, des personnes qui, à la suite d’une attaque cérébrale, ont perdu
la faculté de parler ou de mouvoir certains membres à cause de la
destruction des centres correspondants, ont-elles pu retrouver l’emploi
de la parole et leur mobilité.

Cette formidable capacité d’adaptation, dont on ne
peut que se réjouir, soulève néanmoins une question de taille, si l’on
considère que les informations sont inscrites dans les centres
cérébraux. En effet, comment se fait-il que des informations puissent
survivre à la destruction d’un centre - donc à la destruction
d’elles-mêmes - pour se retrouver dans un nouveau centre ?

Lorsqu’il s’agit d’un centre moteur, l’explication
est simple : il n’y a pas transfert d’informations, mais création d’un
nouveau centre, grâce à la rééducation aux mouvements. Mais, lorsque
quelqu’un peut retrouver la capacité de parler sa langue maternelle,
mais aussi des langues étrangères qu’il a péniblement apprises dans le
passé, et tout ceci en quelques mois seulement, on est en mesure de se
demander si ce qui, dans de tels cas, se redéveloppe, ce n’est pas,
comme on le pense, l’ensemble du stock de souvenirs, mais seulement la
capacité de rappeler ces souvenirs, ces derniers étant restés
intacts, ailleurs.

L’attribution de fonctions déterminées aux différents
centres cérébraux donne l’impression que lorsqu’une fonction précise est
sollicité (parler, écrire,...) cela ne peut avoir lieu que lorsque le
centre concerné s’active, et uniquement celui-ci, puisque les autres ont
un rôle différent à jouer. Or, des études récentes ont montrés que les
hommes et les femmes n’utilisent pas leur cerveau de la même manière
pour atteindre un même but. Pour lire, par exemple, les hommes utilisent
une minuscule zone de l’hémisphère gauche du cerveau, alors que les
femmes se servent de plusieurs zones réparties dans les deux
hémisphères. Un même but, et par là, une fonction unique : lire, peut
donc être atteint grâce à des moyens différents. Cela ne montre-t-il pas
à nouveau que le cerveau n’est pas tant le point de départ de nos
facultés, qu’un outil qui nous offre un ensemble de possibilités pour
atteindre nos buts ? En d’autres termes, cela signifierait que quelque
chose d’autre que le cerveau doit exister, quelque chose qui peut le
diriger et l’utiliser selon son vouloir.

La clé de l’énigme : l’esprit

En disant qu’il existait quelque chose de plus que le
cerveau, quelque chose de plus perfectionné que lui, ne nous sommes-nous
pas mis dans une impasse ? En effet, qu’y a-t-il de plus élevé que le
cerveau ? Quel autre organe de notre corps serait en mesure de
raisonner, calculer, réfléchir ou imaginer ?

En ne scrutant que la masse cérébrale et le système
nerveux, la science se limite à ne trouver les réponses aux énigmes du
cerveau que dans le cerveau lui-même. Les faits mentionnés précédemment
nous invitaient cependant à aller plus loin, à chercher au-delà de
l’organe cérébral.

Disons le d’emblée, l’élément « en plus du cerveau »,
c’est l’esprit, pris dans le sens d’âme, cet élément immatériel dont
parlent toutes les grandes religions et qui était également une évidence
en médecine jusqu’à il y a quelques siècles.

L’esprit humain est issu du plan spirituel, appelé
aussi le paradis. L’esprit est donc d’une toute autre constitution que
le corps physique. Il est construit avec des matériaux du plan
spirituel, alors que notre organisme est construit à partir des
matériaux du plan terrestre.

Pendant la durée de notre vie sur terre, l’esprit est
incarné dans le corps physique. Après le décès, le corps physique se
décompose et libère ainsi les matériaux avec lesquels il était
construit. L’édifice corporel en tant que tel disparaît. Il n’en reste
plus que des « briques » éparses, qui serviront à l’édification d’autres
corps : plantes, animaux, etc. L’esprit, lui, ne se décompose pas
parallèlement au corps, mais subsiste, car les matériaux avec lesquels
il est construit ne sont pas soumis aux lois physiques et terrestres.

Etant donné qu’à la mort, notre corps se décompose
mais l’esprit demeure, notre moi véritable est notre esprit et non pas
notre corps. N’étant pas notre corps, il n’est par conséquent pas non
plus le cerveau !

Mais que représente donc le corps pour l’être
humain ? Le corps n’est qu’une enveloppe que l’esprit reçoit pour la
durée de son séjour terrestre. Cette enveloppe n’est cependantpas un
simple vêtement protecteur, comme l’est un manteau par exemple, mais est
un outil très perfectionné à disposition de l’esprit, outil possédant de
nombreux et précieux instruments : yeux, bras, jambes et ... cerveau.

Malgré la perfection de nos organes physiques et du
cerveau en particulier, notre moi véritable n’est pas dans le corps,
mais dans l’esprit. Le centre de notre personnalité, de notre conscience
et de notre volonté, se situe dans notre esprit. C’est lui qui dit
« j’ai un corps », et non pas « je suis un corps ». C’est également lui
- et non pas le cerveau - qui affirme « je pense, donc je suis », car le
cerveau sans esprit qui l’anime n’est pas capable de penser.

L’esprit immatériel, le centre de notre
personnalité

L’existence d’un esprit immatériel permet de résoudre
toutes les énigmes concernant le cerveau. Voyons comment, en reprenant
les quelques énigmes dont nous avons parlé précédemment. Si nous prenons
en considération l’existence de l’esprit, les centres cérébraux - centre
du langage, du mouvement, de la vision,... - ne sont pas les points de
départ des fonctions et le lieu de stockage des informations y
relatives, mais des relais. Chacun d’eux est spécialisé dans le rappel
et la transmission d’un certain type d’information : mouvement, langage,
etc. En d’autres mots, chacun de ces centres est en relation privilégiée
avec une des facultés particulières de l’esprit qui, lui, est le
véritable centre de décision et lieu de stockage.

Chez un aphasique, le rappel normal des mots n’est
plus possible car le centre du langage oral est détruit. Les mots
subsistent cependant dans l’esprit et ne sont pas touchés par la lésion
du centre du langage. Ils peuvent donc, dans des circonstances
particulières de grand bouleversement intérieur - qui se manifesteront
physiquement par un grand ébranlement du système nerveux - trouver
malgré tout une voie d’accès au cerveau et permettre à l’aphasique total
d’articuler quelques mots.

La possibilité d’utiliser une voie inhabituelle n’est
au fond pas surprenante. Une cellule nerveuse a pour caractéristique
principale la faculté de recevoir et de transmettre des informations.
Que la cellule soit isolée ou fasse partie d’un groupe de cellules (un
centre) , qu’elle se trouve dans la moelle épinière ou dans le cerveau,
ne change rien fondamentalement. Entre les cellules nerveuses, il n’y a
que des différences de complexité et non de nature. Une cellule nerveuse
peut donc s’adapter pour transmettre des informations d’un genre
différent. Elle peut aussi se mettre en contact tout naturellement avec
un nouveau réseau nerveux en développant ses dendrites.

Les caractéristiques des cellules nerveuses exposées
à l’instant permettent de comprendre pourquoi un centre détruit au cours
d’une attaque cérébrale peut se reconstituer dans une autre partie du
cerveau : les nerfs ne font que transmettre et n’agissent qu’en fonction
de la manière dont ils sont utilisés. Or, cette utilisation dépend de
l’esprit. Lorsqu’une voie ne lui est plus possible - à cause de la
destruction des neurones d’un centre par exemple - il peut très bien
utiliser une autre voie qu’il créera avec les neurones à sa disposition.
Ceux-ci sont très nombreux. Il semble en effet que nous n’utilisons
qu’une partie infime de notre potentiel de neurones cérébraux : environ
10%. Ils subsistent donc d’innombrables filets nerveux capables à tout
instant de prendre le relais des neurones déficients.

Que le cerveau ne soit qu’un outil utilisé par
l’esprit et non le point de départ des facultés est aussi mis en
évidence par le fait que, lors de la lecture d’un texte, le cerveau de
la femme travaille différemment de celui de l’homme. Cette différence ne
s’explique cependant ni par une conformation autre du cerveau, ni par
une répartition différente des centres cérébraux. Ceux-ci sont en effet
similaires dans les deux cas. Cependant, la nature dissemblable des
esprits masculins et féminins, les fait aborder la réalité de manière
différente, ce qui a pour conséquence d’activer aussi des parties
différentes du cerveau.

Le cerveau, un ordinateur à la disposition de
l’esprit

Le cerveau a souvent été comparé à un ordinateur. En
effet, les opérations que tous deux peuvent effectuer sont similaires,
mais surtout tout deux ne sont que des outils dont les possibilités et
bienfaits ne se manifestent que lorsqu’ils sont utilisés. Pour le
cerveau, ces possibilités dépendent de l’esprit, pour l’ordinateur de
l’informaticien.

Dans les deux cas, les possibilités de l’esprit et de
l’informaticien dépassent de loin celles de l’outil. L’informaticien,
tout comme l’esprit, peut innover, inventer, créer, improviser, avoir
des intuitions, être inspiré. Il peut aussi apprécier la musique, aimer
son prochain, vibrer pour un idéal, développer son sens du beau et son
sens de la justice. Il peut persévérer, s’appliquer, être courageux,
etc. toutes choses impossibles aussi bien à l’ordinateur qu’au cerveau.

Loin d’infirmer l’existence de l’esprit, les
découvertes faites sur le cerveau ne font donc que confirmer que
l’esprit doit bel et bien exister et qu’il est indispensable de le
prendre en considération si l’on veut véritablement comprendre l’être
humain. L’esprit est le centre de l’être humain, le cerveau n’est que
son outil

Christophe Vasey

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