DES ANTIVIRAUX INEFFICACES ET TOXIQUES

, par  Grainede Ble , popularité : 1%

En 1999, l’Antiviral Drug Products Advisory Commitee (ADPAC) avait vainement recommandé, à une très large majorité, que le Tamiflu et le Relanza ne soient pas approuvés par la FDA en raison de leur faible efficacité, de leur coût très élevé (100 $ le traitement !), et des effets secondaires incertains (surtout dans le cas de patients présentant déjà des symptômes d’asthme ou d’obstruction pulmonaire chronique).

DES ANTIVIRAUX INEFFICACES ET TOXIQUES

Un rapport de l’Office canadien de coordination de l’évaluation des technologies de la santé (OCCETS), confirmait en 2001 que le Tamiflu et le Relenza ne seraient pas plus efficaces qu’un placebo dans le traitement préventif et curatif de la grippe (rapports technologiques de janvier et novembre 2001).

En novembre 2005, Chagaï Pharmaceutical Co reconnaissait avoir répertorié au Japon depuis 2001 au moins 21 morts chez les plus de 16 ans sous Tamiflu, ainsi que 13 décès d’enfants de moins 16 ans entre mars 2004 et avril 2005.

Alors que, depuis deux ans, la grippe aviaire restait circonscrite en Asie du Sud-est, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) multiplie depuis février 2005 les messages d’alerte auprès de la communauté internationale sur le risque d’une pandémie de grippe aviaire. « En contact permanent avec l’Oms » et spéculateur avisé, le laboratoire Roche, qui avait acheté en 1999 la licence de cet antiviral à Gilead, fera un don de 3 millions de traitements individuels à l’Oms le 24 août dernier, c’est-à-dire la veille de la réunion des services vétérinaires des vingt-cinq Etats membres de l’Union européenne.

Bons élèves, les pays riches constituent à prix d’or des réserves d’un médicament antiviral, « l’oseltamivir (Tamiflu) -qui - est, avec le zanamivir (Relenza), le seul antiviral actif sur le virus A/H5N1 »(expérimenté sur quelques dizaines de personnes !) selon la Direction générale de la santé. Les américains ont ainsi passé une commande pour 3 milliard de dollars, la France ou l’Angleterre se contentant chacun de plus de vingt à 40 millions de traitements individuels en prévention d’une éventuelle pandémie.

Si le Tamiflu « n’a pas encore fait pleinement la preuve de son efficacité » dans le traitement de la grippe aviaire, et alors que le premier cas de résistance vient d’être signalé, son « efficacité » est totalement remise en cause par un rapport de synthèse d’études réalisé par l’OCCETS, confirmant en tous points l’expertise de l’ADAPAC en 1999.

Parmi 117 sources de référence, les auteurs de l’étude ont retenu six essais cliniques menés durant la période de pointe de la saison grippale entre 1997 et 1999. 1735 personnes dont 469 dites « à risques de subir des complications » ont participé à cette étude en double aveugle, placebo contre Tamiflu.

Cette méta-analyse ne démontre pas de réduction statistiquement significative des taux d’hospitalisation et de mortalité chez les participants traités par l’oseltamivir par rapport aux participants sous placebo. Les auteurs sont arrivées aux mêmes conclusions concernant les complications comme l’otite, la sinusite, la bronchite ou la pneumonie, Seule la reprise de l’activité est légèrement plus rapide avec le Tamiflu, tandis que, à l’inverse, les effets secondaires seraient légèrement plus élevés avec le placebo !

Un seul cas de résistance au Tamiflu avait été signalé sur 175 prélèvements. Un rapport sommaire de la FDA ne laisse cependant aucun doute sur les cas de résistance qui ne seraient pas tous signalés.

Une autre étude, réalisée par l’OCCETS en janvier 2001, concernant le zanamivir en arrive aux mêmes conclusions. « Pour un régime gouvernemental d’assurance-maladie, il en coûterait plus cher pour distribuer du zanamivir à toute la population que les avantages qui en découleraient », selon l’un des auteurs du rapport, Bruce Brady, économiste de la santé.
Tandis que le Relenza est contre-indiqué avant l’âge de 16 ans, le Tamiflu l’est avant l’âge d’un an ; des études chez le jeune rat ayant montré qu’à des doses importantes, le Tamiflu se retrouve dans le cerveau avec une mortalité importante...Ce qui pourrait être obervé avant l’âge d’un an, ne le serait-il pas après ?
Dans sa feuille de renseignements, Roche signale peu d’utilisateurs, des nausées, vomissements et diarrhée se manifestant habituellement après la première dose et dont l’incidence peut être réduite par l’absorption de Tamiflu avec la nourriture. « Des effets plus graves ont été signalés, mais aucun test n’a révélé que le médicament en était la cause ». Pourtant, 13 décès viennent d’être signalés entre mars 2004 et avril 2005 au Japon chez des jeunes de moins de 16 ans, par mort subite (4 cas), défaillance cardio-vasculaires (4 cas), suicide (1), pneumonie (1), asphyxie (1), perte de connaissance (1) et pancréatite aiguë(1). La coïncidence ne peut être fortuite même si, les analystes boursiers (le titre a perdu 2%) ont « le sentiment chez que les préoccupations qui sont nées de ces déclarations sont exagérées, le lien de cause à effet apparaissant ici bien mince. Les cas d’encéphalite épidémique sont courants au Japon et il se peut que le comportement dangereux des adolescents - qui se sont suicidés - soient dus au virus »,. Pourtant, chez le jeune rat, le Tamiflu entraîne une encéphalite avec une mortalité importante !
Comment nos autorités ont-elles pu se faire abuser par Gilead, Roche et par les experts de l’Oms, en dépensant des milliards d’euro pour un médicament guère plus efficace qu’un placebo mais autrement plus toxique ?

Dr Alain-G. ROSE-ROSETTE Dr Marc VERCOUTERE
Master in Public Health Cri-vie chez wanadoo.fr Novembre 2005

Navigation