Climat : « risque accru » de changements « irréversibles »

, par  Amessi , popularité : 2%

PARIS - L’humanité sera confrontée à « un risque accru » de changements climatiques « abrupts et irréversibles » si elle ne réduit pas significativement ses émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport de synthèse d’un congrès scientifique publié jeudi.
« Les observations récentes montrent que de nombreux aspects du climat évoluent près de la limite haute des projections du GIEC (Groupe international d’experts sur le changement climatique) », indique ce rapport, publié à six mois du sommet de Copenhague.

Climat : « risque accru » de changements « irréversibles »

PARIS - L’humanité sera confrontée à « un risque accru » de changements climatiques « abrupts et irréversibles » si elle ne réduit pas significativement ses émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport de synthèse d’un congrès scientifique publié jeudi.
« Les observations récentes montrent que de nombreux aspects du climat évoluent près de la limite haute des projections du GIEC (Groupe international d’experts sur le changement climatique) », indique ce rapport, publié à six mois du sommet de Copenhague.

Hausse de la température moyenne à la surface de la terre, fonte des glaces, montée du niveau des mers, acidification des océans : de nombreux indicateurs climatiques se situent déjà au delà des fluctuations naturelles dans lesquelles se sont développées les sociétés contemporaines, notent les scientifiques.

« Si les émissions ne sont pas contrôlées, de nombreuses tendances vont probablement s’accélérer, provoquant un risque accru de changements climatiques abrupts et irréversibles », souligne cette synthèse, rédigée par 12 scientifiques, à partir de la réunion de 2.000 chercheurs de 80 pays début mars à Copenhague.

Les experts du climat rappellent que « l’une des évolutions les plus spectaculaires » depuis le dernier rapport du GIEC, publié en 2007, est la réduction rapide des glaces à la surface de l’océan Arctique à la fin de l’été.

Si le rapport rappelle l’urgence d’une réduction forte et rapide des émissions de gaz à effet de serre, mettant en garde contre des objectifs trop faibles pour 2020 qui risquent d’« augmenter le risque d’impacts graves », il ne prend pas position sur les engagements chiffrés, en cours de négociation.

Les objectifs à l’horizon 2020 annoncés jusqu’ici par les grands pays industrialisés représentent une baisse des émissions totales du « nord » de l’ordre de 8 à 14% par rapport à 1990, quand la science recommande une réduction de 25 à 40% pour limiter le réchauffement mondial à +2°C.

AFP / 18 juin 2009 11h52)

Source : Romandie

Navigation