Cancer du sein Témoignage d’une Femme Médecin Lettre d’une femme médecin atteinte d’un cancer du sein

, par  Grainede Ble , popularité : 2%

Une femme qui exerce la médecine se trouve atteinte d’un cancer. Elle choisit de se traiter par des thérapeutiques « alternatives » et obtient des résultats tout à fait positifs prouvés. Elle cherche à en informer ses confrères. Tous lui tournent le dos... Elle continue. Les résultats sont de plus en plus probants.

Voici le courrier qu’elle a adressé à Simone Brousse et qui a été publié dans le n° 71 du Bulletin de la FIPIAD.

Lettre d’une femme médecin atteinte d’un cancer du sein

Je profite de ce répit du mois d’août pour venir vous donner enfin de mes nouvelles, un « état des lieux » en quelque sorte. Tout d’abord, je vous remercie de votre lettre du 8 février en réponse à ma lettre vous faisant part de la découverte personnelle d’un cancer du sein.

J’ai finalement opté pour la solution la plus simple pour me traiter, sans avoir à courir à droite et à gauche car j’étais assez fatiguée à cette époque, et puis j’aime la médecine simple.

J’ai fait le traitement du Dr Bocquet, peut-être aussi parce que, comme moi, il est un "ancien de Villejuif. J’ai passé trois ans dans le service du Pr Mathé, avec les Prs Schwartzenberg, Jasmin, Misset, etc. C’est sans doute cette expérience de la cancérologie qui m’a fait essayer autre chose... malgré toute l’estime et le respect que j’ai toujours pour eux.

Au traitement du Docteur Bosquet, j’ai ajouté le repos et le régime de la Doctoresse Kousmine, et la relaxation/visualisation positive de guérison du Docteur Simonton.

J’ai pu continuer à consulter mes patients tous les matins ces derniers mois, ce qui m’aurait été impossible en cas d’hospitalisation.

A l’heure actuelle, grâce à la méthode de Naccachian qui m’a permis de suivre l’activité tumorale du sein (qui était importante lors du diagnostic) j’ai constaté la semaine dernière que le cancer était éteint.

Bien sûr, en tant que médecin, je sais qu’on ne peut pas parler de « guérison » de cancer après 6 mois de traitement et que seul le recul du temps permettra de la confirmer mais, en attendant, je suis physiquement en pleine forme, non mutilée (ce qui est primordial pour une femme - je l’ai constaté auprès de mes patientes), avec un pronostic vital non aggravé par la toxicité des chimiothérapies (légères ou lourdes... c’est identique) et l’hormonothérapie cancérigène à long terme. La partie n’est pas encore gagnée, car il faut remonter le système immunitaire qui était défaillant, puisqu’il a laissé se développer des cellules anormales, ce qui est plus long.

Et puis, il faut que je retrouve un équilibre, car cette aventure m’a déstabilisée.

Pour le cancer, je ne me suis pas fait trop de souci, faisant confiance à la thérapeutique utilisée (les 15 premiers jours suivant le diagnostic ont été les plus durs, car je devais faire un choix dans votre livre et je ne savais que décider).

Le plus dur à vivre pour moi, et je pense que ce n’est pas fini, c’est les rapports avec mes confrères ; même ceux que je croyais intelligents, l’esprit ouvert à une expérience, même ceux pour lesquels j’avais de l’amitié, tous marquent un doute, une réprobation, parfois même de l’agressivité, de l’ironie, de la méchanceté...

Ce seront les périodes les plus noires que j’aurai passées : les rencontres avec mes confrères ! Je vois bien que je les dérange, que je les déstabilise.

Au début, j’en riais, mais maintenant je me dis que c’est grave, car je les vois se fermer et m’exclure et par là fermer à leurs patients l’accès à toute autre thérapeutique possible, non agressive, pour les aider dans les nombreux cancers auxquels nous sommes de plus en plus confrontés. Pour eux, il n’y a que la « voie royale »... qui a pourtant un pourcentage de casse impressionnant (mais c’est la casse « légale » parce que « officielle »).

A l’heure actuelle, c’est le patient qui doit faire sa démarche thérapeutique personnelle, ce qui n’est pas facile puisqu’il n’a pas de base médicale pour effectuer une comparaison valable, et s’il choisit les médecines « parallèles », il sera très seul, ce qui n’est pas simple pour régler le conflit à la base du cancer... Voilà en condensé où j’en suis : une expérience passionnante, même si elle est rude, pour un médecin !

Recevez mon bien amical souvenir.

Bulletin FIPIAD N° 71 4e Trim 95
Repris dans Médecines Nouvelles n° 82 - 1996

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