Cancer, Révolution scientifique (et sanitaire ?) : on peut guérir naturellement d’un cancer par Bernard Dugué, Scientifique, philosophe, écrivain

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L’information ne surprendra pas trop les spécialistes, ni ceux qui s’intéressent de près à la médecine alternative. Si elle passe dans le grand public, elle modifiera la vision qu’on se fait du cancer. Un billet du NYT devrait provoquer une prise de conscience inédite, instituant une véritable rupture scientifique, liée à un ensemble de constats empiriques invalidant le dogme qu’on croyait infaillible, celui d’une flèche du cancer, comme il y a une flèche du temps, formalisée du reste par la seconde loi de la thermodynamique spécifiant que dans un ensemble fermé, l’entropie ne peut qu’augmenter. Mais personne ne peut voir l’entropie si bien que pour illustrer cette seconde loi, on imagine une assiette qui se casse. On sait pertinemment que les morceaux se dispersent et que personne n’a vu pour l’instant une assiette se reconstituer, sauf en usant d’un procédé cinématographique où un film passé à l’envers suscite cette étrange illusion d’un temps renversé. C’est curieux comme impression, surtout lorsque c’est l’effondrement d’un immeuble dont on passe le film à l’envers.

par Bernard Dugué
Scientifique, philosophe, écrivain.


Ce que j’ai fait et sais faire : enseigner (niveau universitaire), chercher, analyser, synthétiser, écrire ; accessoirement, radio libre et animation café philo.

Domaines du savoir maîtrisés correctement ou plus : sciences physiques, chimie, biochimie, sciences du vivant, neurosciences, sciences cognitives, systémique, épistémologie, psychologie, philosophie, sociologie, histoire, théologie.

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Diplômes

Ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne, 1980
Doctorat de Pharmacologie, Toulouse, 1985
Doctorat de Philosophie, Poitiers, 1996

Les scientifiques pensaient que le cancer obéissait lui aussi à une loi de développement calquée sur le monde physique. Une cellule précancéreuse ne peut qu’évoluer vers une cellule cancéreuse. Un cancer ne peut que croître et se développer vers la phase finale du crabe qui emporte l’individu avec les métastases, qu’il soit en fin de vie ou dans la force de l’âge. Cette vieille vision du cancer conçue comme processus linéaire n’a plus cours, affirme le Dr. Barnett Kramer.

Un philosophe de la vie ne sera pas étonné car il sait pertinemment que les règles du monde vivant ne sont pas celles du monde physique et donc, qu’une réversion d’une tumeur sans intervention exogène est parfaitement concevable. Barnett Kramer conçoit le cancer comme un processus dynamique qu’on ne peut isoler de l’organisme. Il devient de plus en plus évident que des mutations supplémentaires doivent se produire et que pour la formation d’une tumeur, il est nécessaire que les cellules environnantes coopèrent. Et cela peut aller jusqu’à l’organisme complet.

Autrement dit, le cancer s’installe avec la « complicité physiologique » de la personne et c’est l’état de cette personne (régulation immune, hormonale) qui peut éliminer une tumeur lorsqu’elle est de petite taille. Voilà un mode de pensée révolutionnaire et bien difficile à admettre pour les médecins orthodoxes, à ce qu’en dit Kramer. Alors que le Dr. Robert M. Kaplan n’en croit pas ses yeux mais veut bien examiner ces faits avec bienveillance. Car c’est bien de faits dont il s’agit, étudiés par des cliniciens et publiés dans les bonnes revues spécialisées. Il a été montré que des lésions précancéreuses liées au papilloma virus, et susceptibles d’évoluer en cancer du col de l’utérus, pouvaient régresser. Plus précisément, au bout d’un an, on observe 60 % de régression et 90 % au bout de trois ans, sur un échantillon de femmes dont l’âge est compris entre 13 et 22 ans. Par ailleurs, les cas de non développement de tumeurs du sein chez la femme ou de la prostate chez homme, sont maintenant devenus courants. Il paraîtrait même que nous serions tous porteurs de micro tumeurs à notre insu, sans qu’un cancer ne se développe si bien que lorsque nous décédons, c’est d’une autre pathologie, ou tout simplement de vieillesse.

La multiplication de ces études risque d’amener quelques bouleversements dans l’approche du cancer. Une médecine plus globale se dessine.

Évidemment, cela change les habitudes, y compris dans l’appréhension de ce mal. Il peut être en effet assez culpabilisant d’annoncer aux gens qu’ils sont complices de la progression d’un cancer qu’ils ont laissé s’installer dans leur chair. Sur le plan de la santé publique, on pourra penser que les politiques de santé risquent d’être infléchies, sous réserve que les autorités jouent la carte de l’humain et de la vérité scientifique, prenant quelques distances avec les industries médicales. Car comme on le pressent, l’idée d’une guérison naturelle n’est pas une bonne nouvelle pour les laboratoires et les cliniques dont le chiffre d’affaire est proportionnel au nombre de cancers traités, avec ou sans succès. Il existe donc un champ de recherche à développer. Et bien évidemment, il incombe à la recherche publique de les financer car on ne doit pas demander au privé de financer des travaux dont l’application diminuera leur profit. Cette conjoncture est bien expliquée par une image concluant le billet du NYT. Les technologies peuvent déceler dans leurs mailles des petits et des gros poissons. Avant, on pensait que les petits poissons ne pouvaient que grandir, or, ce n’est plus le cas. Il reste donc à comprendre pourquoi et surtout, quels poissons on peut laisser filer, autrement dit, s’il faut intervenir médicalement ou bien laisser le patient réagir naturellement et contenir la tumeur.

Ces constats invitent ainsi à changer de paradigme et d’une manière générale, à repenser le vivant (ce que propose mon essai en lecture chez quelques éditeurs) La question irrésolue de ces guérisons spontanées du cancer est évidemment reliée à celle de la résistance aux virus et tout spécialement celui de la grippe. Découvrir l’essence du vivant, sa logique, son énergie liée à la forme non calculable du biocode, son aptitude à se « maintenir en forme », voilà des sujets incitant à faire reposer la santé des individus sur leurs capacités naturelles, quitte à réfléchir à un mode d’existence « sain ». Du coup, la dépendance à l’égard de la machine médicale sera limitée. On imagine aisément les gains réalisés, les économies et la redistribution des moyens vers une médecine plus proche, et surtout, accessible à la population entière. La science se prépare à basculer pour un changement aussi important que celui daté de Descartes et Galilée.

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/revolution-scientifique-et-64005

Voir aussi :LA PANDÉMIE DE LA PEUR : http://livre.fnac.com/a2745892/Bernard-Dugue-H1N1-la-pandemie-de-la-peur?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=5&Fr=0

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