Affaire Docteur Yves GODARD

, par  Docteur Marie-Hélène GROUSSAC , popularité : 1%

Hier soir, sur TV2, émission sur la disparition de la famille Godard, une nouvelle fois, sans changement par rapport aux émissions du passé : en clair, toujours la même hypothèse devenue un dogme. Il a tué son épouse, c’est sûr, tout le prouve, puis il est parti avec ses deux enfants. Et, de nouveau, les différents éléments du « pseudonaufrage » passés en revu.

Et de nouveau les papiers du corbeau, les petits cailloux du Petit Poucet, non je veux dire les cartes plastiques distribuées, toutes au même endroit, de main humaine et sur des années.

Le 09 janvier 2012

 AFFAIRE GODARD

Et de nouveau, la théorie, elle aussi présentée comme « vraiment vraie », il s’est suicidé en mer avec ses enfants. Bref, cette émission n’apporte rien de plus que les précédentes.

Alors pourquoi récidiver ?

La solution est évidente : si tous les intervenants son morts, extinction de cette affaire, finies les enquêtes, finie une affaire devenue, au fil du temps, « emmerdante », c’est-à-dire à risques.

A risques pour qui ?

J’ai trouvé l’enquêteur très « méthode Coué » pour lui-même et pour les auditeurs. On nous a montré l’ampleur de l’enquête, son coût, et pourtant, moi qui est fait un rapport en 22 pages où la comparaison avec deux autres affaires apportait un éclairage intéressant, je ne fus pas auditionnée. Pourtant, cela aurait coûté moins cher et cela aurait rapporté plus à l’enquête.

Mais cela aurait aussi mis en exergue une communauté de faits, donc un système, donc peut-être une affaire d’état ? Et le voulait-on ?

Quelques mois auparavant, un livre paraissait aux éditions « Les arènes » : L’assassinat du Docteur Godard. Je l’ai décortiqué. Pour la première fois, une hypothèse bien plus logique que la seule érigée en dogme (la tuerie puis le suicide) était argumentée : la famille avait été tuée, enfin pas tous. Le livre conservait cependant l’hypothèse initiale, à savoir Yves Godard a tué son épouse.

  • Est-ce le fait que l’auteur est un journaliste à TV2 et TV5 ?
  • Est-ce l’imprégnation des neurones des Français depuis douze ans par cette pseudo-information érigée en dogme, en vérité, qui a fait son œuvre sournoise ? Probablement.

De toute évidence, il existe un fossé ou plutôt une fosse marine entre le livre et ce que nous venons de voir. Aussi, est-il possible que ce soit la sortie du livre qui ait induit cette émission, cette fois-ci, télévisuelle, donc vue par un grand nombre de personnes. Pourtant, dans le livre, il est toujours question d’un mari qui tue sa femme : cela aurait dû conforter les enquêteurs. A aucun moment, ce travail d’enquête ne fut cité alors que des journalistes s’étant penché sur cette affaire furent présents.

Alors ?

Alors, le livre est riche d’une enquête sur des faits précis, bien qu’ils n’aient pas été compris.

On ne voit, comme en recherche, que ce qu’on veut voir ! Il présente aussi une faille, de taille marine elle aussi, l’oubli de l’étrange voyant extralucide qui reçut un audit télévisuel important.

A ce moment-là, il n’était plus question de sectes qui sentent le souffre comme dans la présentation de certaines fréquentations de Godard ! Cet homme, proche d’Avranches, amena les enquêteurs sur la piste du corps de Marie-France, l’épouse de Yves, dans le cimetière de Lingèvres. De fait, sous le tas des fleurs fanées, on trouva des restes humains de femme, dont l’ADN se révéla ne pas être celui de Marie-France. Ce fait fut rapidement escamoté, comme d’autres d’ailleurs sur lesquels je reviens plus loin. Ce fait aurait pourtant permis de comprendre que Yves n’avait pas tué son épouse et que des individus, liés d’une manière ou d’une autre aux acteurs de ce scénario macabre, savaient où se trouvait le corps.

« Oublier » ce fait avait-il un but  : ne pas déroger à la théorie d’un drame au sein du couple, continuer de salir Yves Godard ? En cela, l’auteur du livre ne s’éloigne pas de l’émission télévisuelle. Hier soir, il fut question de cette information et, là, les restes humains sont devenus de simples ossements vieillis. Tout un chacun sait qu’on trouve facilement des ossements humains, au moindre coup de binette dans les cimetières ! L’enquêteur fut très évasif sur ce point et pourtant, le cimetière de Lingèvres diffère des autres présents aux environs. Il est récent, aux larges allées et … très en dehors du bourg, ce qui constitue des caractéristiques intéressantes pour une éventuelle opération.

Certes, dans l’un des vieux cimetières environnants, il aurait été possible de trouver des ossements mais des restes humains dans un cimetière neuf … bizarre, bizarre…

Il est étonnant que, durant cette émission, l’enquêteur ne souleva même pas l’existence de ce livre, qui n’exclue pourtant pas son hypothèse initiale.

Alors ?

Alors, il y a un « hic » : le livre fourmille de détails sur l’affaire et sur d’autres, possiblement en lien. Sur ce point, l’auteur a effectué un réel travail d’enquête. Imaginons que des acteurs de cette affaire lisent ce livre : ils vont voir que la méthode Coué a, certes, très bien fonctionné mais ils vont voir aussi le danger que représentent certaines informations, qui pourraient un jour amener la découverte de la vérité pour peu que des individus en effectuent une autre lecture. Si les acteurs de cette macabre histoire ont lu ce livre, nul doute
qu’ils n’aient perçu le danger pour eux. Alors, de tenter de resservir une autre histoire par les médias pour noyer le poisson ? Cela signifie du même coup qu’ils ont la possibilité de manipuler les médias ou de les utiliser : cela n’est pas donné à tout le monde !

Ce qui est particulier dans cette affaire, totalement hors normes, c’est le nombre
« d’étrangetés ». la première porte sur les personnes décédées. Marie-France est décédée sans que l’on ait retrouvé son corps. Yves est décédé, c’est sûr depuis la découverte des os de membre inférieur. On pouvait s’en douter plus tôt, le jour de la découverte du crâne de Camille, lorsque le même chalut remonta le haut d’un crâne, avec des arcades sourcilières proéminentes, ce qui signe qu’il s’agit d’un homme et non d’une femme ou d’un enfant.

Ce crâne fracturé fut rejeté en mer. Chose étonnante, tout au début de la découverte, la presse et la télévision parlèrent de la tête probable du père puis plus rien … ou si, elle fut tout simplement escamotée. Ce point est intéressant car il n’est pas anodin : il permettait de voir Yves Godard à travers le monde, ce qui fut rappelé dans la dernière émission mais pas dans le livre. Il permettait un montage malsain, visant à présenter cet homme comme un salaud.

Quelle perversité ! Non seulement, il a été assassiné, non seulement, on lui a mis l’assassinat de sa femme sur le dos, mais on a délibérément continué de le salir : beau pays que la France !

Puis lorsque tous ces Yves Godard vus à travers le monde s’évanouirent, après une période de redécouverte de l’existence de la tête de Yves, une nouvelle période d’escamotage de son chef s’ensuivit : devenue inutile depuis l’apparition des deux os ? Ou plutôt non, elle fut rapidement recyclée … en tête de Marius : l’intérêt ? Allons, c’est évident. Deux os + deux têtes = trois individus ; pour Marie-France la quantité de sang perdu implique nécessairement une mort violente. Donc quatre morts : le compte est bon pour clore une affaire vraiment,
vraiment emmerdante pour tout le monde !

Revenons à l’enquêteur de l’émission du 08 janvier dernier, celui qui connaît plus que bien cette affaire. Il commit tout de même de curieuses erreurs, pour quelqu’un qui connaît le sujet, erreurs que ne commit pas l’auteur du livre : nombre d’enfants du premier mariage de Yves, plaid plein de sang. Ce dernier détail s’appelle prendre des vessies pour des lanternes, autrement dit prendre ses désirs pour des réalités : dans le livre, le plaid est lavé depuis quelques jours dans la machine à laver. C’est la fille aînée de Marie-France qui le sort et le
remet en place, lors de son premier passage, début septembre. A ce stade, rien ne lui apparaît anormal au point que les enquêteurs envahissent la maison pour l’investigation après deux autres jours. Ce n’est pas tout à fait pareil, surtout dans une affaire criminelle !

Les restes humains d’une femme présent sous le tas de chrysanthèmes et autres fleurs défraîchies sont devenus des ossements enterrés : là encore, ce n’est pas tout à fait la même chose ! Cela, de plus, ne colle pas avec le type de cimetière, trop neuf ! Cela commence à faire tâche dans le tableau brossé.

Les douaniers ont vu Yves Godard vers le port de l’anse Bréhec, où il est décrit comme un suspect et les enfants comme drogués au fond du bateau. Dans le livre, Yves et ses enfants sont allés acheter des glaces à la petite échoppe de la plage, sans se cacher.

L’interprétation de l’auteur du livre me semble meilleure que celle de l’enquêteur : Yves Godard attendait quelqu’un mais qui ? Sa femme ? C’est possible. Plus tard, des personnes ont vu le bateau, sans ses occupants, puis un autre témoin vit un homme partir seul à bord de ce bateau, alors que Yves et ses enfants étaient vus à Roscoff, sur l’embarcadère.

Tout cela ne colle pas avec une autre couleuvre que l’on essaie de nous faire avaler : Yves Godard aurait sabordé son bateau (facile et on nous montre comment faire) en tuant ses enfants et en se suicidant. Oui mais voilà, précédemment des marins avaient expliqué et c’est repris dans le livre, ce bateau, s’il avait coulé, aurait explosé et de multiples débris auraient été trouvés, ce qui ne fut pas le cas là encore, cela sent le montage !

L’auteur du livre démontre, et je le croîs volontiers, qu’Yves Godard était bien à l’île de Man une semaine après son départ, puis sur l’île Lewis, en Écosse. De fait, c’est ce qu’indique les billets du corbeau. Tous les détails que l’auteur donne trahissent la vérité. Il est donc bizarre que l’enquêteur passe sur cette épisode, avec une attitude visant à le minimiser, traduisant le ridicule de cette idée par une mimique adaptée mais en donnant toutefois précisément la durée du séjour sur Man.

Je le cite : du 7 au 14 septembre. Pourquoi ? Est-ce parce que le risque encouru par les acteurs de ce crime familial, risque dont je fais état plus haut, se situe précisément à ce moment-là ? J’ai l’impression que cette partie de l’histoire est elle aussi volontairement escamotée.

L’auteur du live a interrogé suffisamment de témoins pour que la présence de Yves et de ses deux enfants soit avérée. Un homme voit Camille en train de pleurer sa maman : elle a compris que sa mère n’est plus de ce monde ; Marius est plus jeune, il n’a pas été vu dans le même état. Les tabloids anglais qu’ils avaient pu voir faisaient état de la disparition de la famille et de la mort quasi certaine de Marie-France.

L’auteur signale qu’il y a avait, à l’hôtel à Douglas, ville de l’île de Man, une femme qui donnait des ordres aux deux enfants. Cette dernière aussi est escamotée : pourquoi ? Qui est-elle ? Elle est ensuite vue à Lewis, toujours avec Yves Godard et les enfants. Yves interpelle une passante qui ne peut que s’en souvenir car il signale qu’il est français, qu’il est médecin, il fait froid et sombre et les enfants sont habillés comme en été. Bizarre, bizarre. N’est-ce pas là un signe que les vêtements des enfants n’étaient pas adaptés parce que le séjour à Lewis n’était pas prévu ?

Que Yves Godard faisait tout pour se faire repérer ? N’est-ce pas là l’attitude d’une personne tombée dans un piège et qui tente, discrètement, par tous les moyens, d’éveiller l’attention et donc d’alerter autant que faire se peut ? N’est-ce donc pas lui l’informateur du corbeau ?

Visiblement, l’auteur n’a pas compris mais cela ne veut pas dire qu’une autre personne ne comprendra pas un jour : est-ce là le danger que l’on veut éviter ?
L’auteur suit les traces de Yves Godard jusqu’à Lewis, puis sur le ferry vers la terre ferme, puis vers Inverness puis vers un petit bourg sur la côte nord de l’Ecosse. Visiblement, l’auteur ne comprend pas parce qu’il n’a pas les bonnes cartes pour le faire et pourtant… Autant l’attitude de Yves que celle des enfants, si l’on considère qu’il ne sont plus libres, devient plus explicite. La femme est toujours là, cela signifie que le père et ses enfants sont sous sa surveillance.

Dès lors, on commence à percevoir le danger, pour les acteurs, que l’affaire réelle soit découverte. Par exemple, le papier écrit par Yves à destination des autres enfants et trouvé dans la maison pourrait être un signe qu’il partait et que sa femme devait le rejoindre : dans ce cas, il a remis ce papier lorsqu’il était dans l’anse Bréhec à un individu dans lequel il avait confiance. Il s’est fait piégé et le piège était d’une perversité, d’une étendue hors normes.

Le corbeau, en donnant l’alerte que Yves espérait, entraînait l’activation d’Interpol. Les péripéties d’Interpol sont aussi ubuesques : se faire coffrer dans une chambre d’hôtel puis conduire à l’aéroport pour un retour sur le sol français, ce n’est pas commun ! On peut dire que Yves et ses enfants ont joué de malchance ou plutôt que les acteurs ont joué de chance : tout dépend de quel côté on se place.

La diplomatie est intervenue : qui dirigeait, en France, à cette époque le ministère des affaires étrangères ? Le ministre était forcément partie prenante de cette étrange affaire. Aussi, commence-t-on à mieux comprendre l’intérêt de la manipulation actuelle, donc de dire que Yves Godard a tué sa famille ?

L’auteur du livre reste interloqué lorsqu’il découvre le parcours des trois entre Lewis et Inverness. Ensuite, seul Yves et sa fille sont vus, pour la dernière fois, sur la côte nord, près de la mer, à Thurso. Il s’étonne de cette destination, tout en signalant la présence d’une centrale nucléaire et d’un site secret de construction de sous-marins, juste à côté. En fait, sans le comprendre, il met en danger les acteurs de cette affaire.

L’ensemble industriel si particulier est une clé importante de ce dossier, ne ressemble-t-il pas à l’ensemble qui se trouve à la pointe de la Bretagne, près de Crozon ? Ce genre d’ensemble est surveillé par des services militaires très spéciaux. Faîtes un petit tour sur zones par Google Earth et vous constaterez que ce type de complexe militaro-industriel possède, à proximité, un aéroport militaire. A Thurso, il se nomme Lower Dounreay : est-ce par là que Yves et Camille sont revenus sur le sol français, plus exactement sur le sol breton ? Pour qui était la carte expédié de là, comportant un nounours ? Il est maintenant facile de deviner, non ?

La dernière fois qu’ils ont été vus, Marius n’était plus là : alors ? ? De fait, seules les preuves matérielles de la mort de Yves et Camille existent vraiment. On comprend mieux l’intérêt de faire passer le crâne de Yves pour celui de Marius ! On a vite compris dans certains lieux le danger que constituait cette enquête qui, même en partant du principe que Yves avait tué sa femme, risquait de devenir explosive ! Les anglais adorent les chiens et les chats, alors un petit garçon de 4 ans et demi ? mais la petite fille de deux ans son aînée ? Non ? Pourquoi ? Trop âgée ?

Elle avait pris conscience de la disparition mortelle de sa mère ou bien sa présence était-elle nécessaire pour la suite de l’opération ?

En quittant le sol écossais, Yves et Camille savaient ce qui les attendaient, la mort : le second billet du corbeau en fait foie. Camille avait 6 ans et demi. Ils ont eu deux mois ou plus pour vivre cette condamnation à mort. J’ai souvent pensé, depuis que je me suis approchée de la probable vérité, à leurs derniers moments.

Y a t il eu, en outre, torture de Yves ? Découpage du ou des corps ? En tout cas, vu les délais maximum possibles entre la mise à mort et la découverte, il y a eu décapitation des deux, car les têtes ne se détachent pas facilement des
corps noyés, le tout, sans jugement, dans le pays des droits de l’homme, qui est, en outre, très fier d’avoir aboli la peine de mort ! Pourquoi, si Yves était réellement le tueur de son épouse, ne pas le livrer à la justice ? Même Carlos fut jugé après avoir été amené sur le sol français d’une manière similaire !

Yves et sa famille me hantent comme un certain garde des Sceaux fut hanté par le
« guillotinage » dans les prisons. Le type de mise à mort d’innocents, sporadique mais pas si rare que cela dans ce pays, exécutions dont les raisons sont souvent liées à l’occultation de la corruption de la « Françafric » au détriment du peuple, m’est insupportable. Elle l’a été dès le début de cette affaire.

Me hantent aussi ceux qui furent les divers acteurs de l’affaire Godard dans son entier. Pour les plus intimes de ce crime d’état (car c’est un crime d’état), n’ont-ils pas reçu une prime de fin d’année pour leurs hauts faits d’arme ? Avec laquelle ils fêtaient en famille, avec leurs enfants, le Noël 1999 et l’arrivée du nouveau siècle, dans le pays des droits de l’Homme ?

L’auteur du livre qui relie cette affaire avec le CDCA a raison sur certains points : les autres assassinats. Le plus curieux est que les enquêteurs sur l’affaire Godard ont contacté, toujours dans le but de clore le dossier, d’autres enquêteurs sur certains assassinats de personnes du CDCA et ô miracle (ou plutôt non, ô merde ?), on leur donna des tuyaux sur un homme se
trouvant au Brésil et ayant avoué s’être occupé aussi de Godard et des enfants.

Pourquoi la télé ne s’est-elle pas penché sur ce rebondissement intéressant ? Pourquoi continuer de vouloir clore l’enquête ? Pourquoi ne pas demander l’extradition de cet homme ? Pourquoi étouffer à nouveau cette affaire ? N’y aurait-il pas une raison diplomatique, voire de personnel diplomatique ? Qui protège-t-on de cette manière ? Assurément, des personnages très, très
puissants depuis 1999 ! La CDCAn’avait pas cette possibilité, il suffit d’avoir vu une certain émission de télévision il y a quelques années, à une heure de grande écoute et l’effondrement de ce syndicat qui s’ensuivit pour comprendre que le véritable lien n’est pas de cet ordre.

Sur l’interprétation, il a tort  : un tel montage, une telle précision, autant de preuves, une telle couverture de l’affaire, une telle étendue dans le temps et dans l’espace, une telle utilisation des médias signent une affaire d’état, une de plus ! Il a tort aussi sur la limitation des corrélations aux décès touchant la CDCA. En France, le milieu médical, en particulier celui de la médecine et des travaux scientifiques alternatifs, paye un lourd tribu, depuis ces mêmes années : n’est-ce pas plutôt dans cette direction qu’il faut rechercher les raisons de cette
affaire ? Sans compter que le nombre de médecins qui ne supportaient plus des cotisations devenues de véritables gabelles et qui se dirigeaient vers la CDCAdevenait un véritable problème pour le gouvernement en place. Alors, un exemple visant à refroidir certaines professions de ne pas passer sous les fourches caudines de l’état français, visant à protéger certains circuits financiers opaques ?

Et là, il faut visiter d’autres affaires simultanées, par exemple celle d’un certain journaliste de l’est de la France lorsqu’il démontait les rouages des échanges financiers internationaux au Luxembourg. Autre exemple, ce que subissait un
Normand qui refusa que son logiciel soit trafiqué pour réaliser une « lessiveuse » sur les cotisations dues à la CAF et à l’URSSAF. Tiens, mais Godard, révolté, avait décidé de lutter contre ce système national de cotisations invivables qui a contribué à broyer l’économie de base dans ce pays au bénéfice de l’économie passant par la lessiveuse de Clearstream.

  • Bizarre, non ? De tels systèmes n’ont-ils pas été à l’origine de l’affaire de la MNEF ?
  • Y a-t-il eu d’autres extensions à ce système, extensions que le docteur Godard dérangeait, plus qu’il ne l’avait compris ? A-t-il deviné cela avant d’être liquidé ?
  • A-t-il été torturé pour savoir ce qu’il savait, ce qu’il avait éventuellement découvert de ces occultes manœuvres ?
  • A-t-il été torturé pour savoir qui d’autre était au courant de ces circuits occultes de fric ? Pour les protéger ? N’est-ce pas plutôt dans cette direction qu’il faut recherche les causes de cette affaire ? Curieusement, dès 2004, la caisse de retraite des médecins lançait une alerte rouge sur le taux de suicide des médecins, double de celui de la population, à âge équivalent. Cela signifiait que le phénomène avait commencé en 2003, année du rapport 1664, voire en 2002.

Récemment, on fit, aux informations télévisuelles, pour la première fois, état de ce
phénomène, soit plus de 9 ans après son début. N’est-ce pas là un des prix à payer d’avoir laissé instrumentaliser l’affaire Godard ? Pourquoi la France, qui se prétend un état – nation, n’a-t-elle pas pris la mesure, en temps utile, de la jacquerie qui montait dans le milieu médical afin d’y porter remède, plutôt que de mettre des couvercles sur l’eau qui bout, plutôt que d’écraser, manu militari, ceux qui donnaient des signaux d’une dérive en cours ? Que de suicides de non révoltés auraient pu être ainsi évités dans les années qui suivirent, sans
compter la disparition en cours de la profession médicale.

En conclusion, probablement, plusieurs raisons ont amené au sacrifice de cette famille, plutôt qu’une autre. Ce fut un carnage et l’horreur confinant au cynisme.

Ne comprend-on pas mieux maintenant tous les efforts pour ensabler les cartes, pour blanchir les os et chairs, pour décrire un livre à message dans le combi, véhicule curieusement resté ouvert, bref pour « emmétrer » cette affaire ?

La justice n’a-t-elle pas amené, par ses compromissions, ce pays dans un système de dictature d’un nouveau genre mais dont les méthodes sont universelles ?

Avec l’affaire Godard, véritable « Tchétchène français », la France n’a-t-elle pas perdu son âme ? Peut-elle encore se définir comme une démocratie ??

Docteur Marie-Hélène GROUSSAC


Affaire Godard : vers la piste d’un assassinat ?

  • PS AMESSI : Voir aussi *
  • * http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Godard
  • *
  • Né à Paris, Yves Godard grandit à Saint-Briac-sur-Mer, en Ille-et-Vilaine. Il y apprend à naviguer et devient moniteur de voile. Marin chevronné, il passe son adolescence à naviguer dans la région.
  • En 1974, il s’inscrit à la faculté de médecine de Caen. Il s’installe sept ans plus tard en s’associant avec le docteur Pierre Colson. En 1984, sa thèse est consacrée au traitement de la sciatique par acupuncture, inspiré par la médecine traditionnelle chinoise. Yves Godard se voit décerner la mention très honorable et les félicitations du jury.
  • Cette thèse n’est pas diffusée mais fait la une de l’hebdomadaire normand Liberté - Le Bonhomme libre -. L’article, appuyé par des statistiques et des photographies, est considéré comme de la publicité par l’ordre des médecins du Calvados qui suspend le docteur Godard pour six mois.
  • En 1992, il est suspendu deux mois par le conseil de l’ordre pour « exercice illégal de la pharmacie » pour avoir prescrit à ses patients des dilutions d’immunoglobuline.
  • On lui reproche également de traiter des pathologies lourdes avec la méthode dite « des trois acides  » ou encore de prescrire des médicaments comme ceux du Professeur Mirko Beljanski.

 De plus en plus bizarre en effet compte tenu des éléments précités !!!

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