ALZHEIMER, La caféine, nouvelle arme contre Alzheimer

, par  Amessi , popularité : 2%

Dans notre pays, 850 000 personnes sont concernées si bien que les plus de 65 ans vivent dans la hantise de cette pathologie qui conduit à la dépendance en sept à dix ans.

Existe-t-il une manière de se prémunir ? Si des travaux récents ont mis en évidence l’impact favorable de l’exercice physique et intellectuel, ainsi que de la prise en charge de l’hypertension, du diabète et de l’obésité, aucun traitement préventif n’existe.

Dans ce contexte, la publication dimanche, sur le site Internet du Journal of Alzheimer Disease, d’une étude montrant les effets très favorables du café sur des souris suscite de réels espoirs, même si, bien sûr, les résultats ne sont pas toujours extrapolables de ce rongeur à l’être humain.

 ALZHEIMER, La caféine, nouvelle arme contre Alzheimer

 Chez la souris, la caféine améliore la mémoire et réduit les lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer frappe 15 % des plus de 80 ans.

Dans notre pays, 850 000 personnes sont concernées si bien que les plus de 65 ans vivent dans la hantise de cette pathologie qui conduit à la dépendance en sept à dix ans.

 Existe-t-il une manière de se prémunir ?

Si des travaux récents ont mis en évidence l’impact favorable de l’exercice physique et intellectuel, ainsi que de la prise en charge de l’hypertension, du diabète et de l’obésité, aucun traitement préventif n’existe. Dans ce contexte, la publication sur le site Internet du Journal of Alzheimer Disease, d’une étude montrant les effets très favorables du café sur des souris suscite de réels espoirs, même si, bien sûr, les résultats ne sont pas toujours extrapolables de ce rongeur à l’être humain.

Le professeur Gary Arendash de l’Université de Floride (États-Unis) s’intéresse depuis longtemps au lien entre caféine et démence. Notamment depuis qu’une étude portugaise a révélé, il y a quelques années, que les personnes atteintes d’Alzheimer avaient bu beaucoup moins de café au cours des vingt années précédant le diagnostic que celles exemptes de cette maladie. D’autres enquêtes plus ou moins rigoureuses ont conclu qu’une consommation modérée de café exerçait un effet protecteur contre cette démence.

C’est dans ce contexte que Gary Arendash s’est lancé récemment dans une étude expérimentale plus complexe sur la souris. Il s’est procuré 55 petits rongeurs génétiquement programmés pour développer des troubles de la mémoire mimant la maladie d’Alzheimer avec l’âge et les a divisés en deux groupes.

Après que des tests ont confirmé que ces cobayes présentaient bien des déficits de mémorisation vers l’âge de 18-19 mois (équivalent de 70 ans chez l’homme), la moitié d’entre eux ont reçu de la caféine dans leur ration d’eau quotidienne (l’équivalent de 8 tasses de café par jour et 14 de thé) tandis que l’autre moitié n’a consommé que de l’eau pure.

 Des performances nettement meilleures

Au bout de deux mois, les souris traitées par la caféine ont fait preuve de performances nettement meilleures que les autres lors de différents tests de mémoire.

Selon les auteurs, leurs compétences étaient devenues identiques à celles de souris âgées mais sans démence. Les animaux n’ayant bu que de l’eau maintenaient leurs mauvais résultats lors des tests.
Plus surprenant encore, quelques semaines plus tard, l’autopsie du cerveau des souris a permis d’observer que celles traitées par la caféine avaient moitié moins de protéine béta-amyloïde dans leur cerveau que les autres.

Or, l’accumulation de cette protéine sous forme de plaques est une des principales lésions histologiques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Selon certains chercheurs, la caféine restaurerait la mémoire en réduisant certains enzymes indispensables à la production de protéine béta-amyloïde.

D’autres estiment que la caféine aurait un effet anti-inflammatoire par le biais duquel ces plaques de protéines diminueraient. Par ailleurs, la caféine n’améliore les performances que des seules souris présentant déjà des troubles de la mémoire, mais pas de celles en bonne santé.

Les chercheurs, très enthousiastes, planifient déjà des essais cliniques chez l’homme, afin de confirmer ou d’infirmer les effets de la caféine sur les premiers troubles de la maladie d’Alzheimer.

Par LeFigaro.fr

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